jeudi 26 octobre 2017

Numéro Une : les tribulations d’une cadre dirigeante dans un milieu machiste

Un film est sorti en salle en octobre, qui mérite le déplacement. Il raconte l’ascension d’une femme brillante dans une société évoluant dans la fabrication d’éolienne. 

Alors qu’elle a accédé au comité exécutif, elle est repérée par un réseau de femmes, qui lui propose un contrat en marge du Women Forum à Deauville. 

Ces femmes lui promettent un soutien total pour l’aider à accéder à la tête d’un géant du CAC 40, à condition, par la suite, qu’elle soutienne publiquement la cause des femmes, bloquées par le plafond de verre. Elle est peu à peu séduite par l’idée et se lance dans la bataille malgré une opposition violente de ses adversaires et des doutes dans son entourage familial. 

Numéro Une montre les périls qui se dressent sur la route des femmes pour accéder aux plus hautes fonctions, là où les hommes se cooptent dans les allées du pouvoir, y compris dans des clubs de sport très huppés. Alors que l’égalité homme-femme se transforme ici en chemin de croix, les militantes sont considérées par les hommes comme des furies, qu'ils ignorent au départ, un peu moqueurs, avant de sortir l’artillerie lourde.

L’héroïne croisera sur sa route Jean Beaumel (Richard Berry), parfait de charme et de cynisme, prêt à tout pour rester aux manettes.

Ce film a été réalisé par Tonie Marshall, née en 1951, qui est la seule femme à avoir reçu le César du meilleur réalisateur.


Pour préparer ce sujet, elle a demandé à la journaliste Raphaëlle Bacqué de l'introduire auprès de femmes qui ont des postes très importants dans le monde des affaires.

 Alors que la thématique du film a effrayé certains bailleurs de fonds, Axa et Coca Cola sont arrivés en cours de production, ce qui a permis de boucler le financement de la production. Pour la réalisatrice, leur intégration dans le cadre d'un partenariat avait du sens, car ces deux groupes veulent vraiment que les femmes montent en entreprise, qu'elles ne s'arrêtent pas après le premier enfant.

C’est vrai qu’il y a quelques années, j’avais rédigé un article pour l’Argus de l’assurance sur la hausse programmée des salaires des femmes chez Axa France, pour les hisser au même niveau que les hommes, à poste équivalent. Certains traits du film sont en effet validés par les constats remontant des entreprises, où les femmes compétentes, voire ambitieuses, sont observées comme des bêtes curieuses ou des potiches, dont il faut le cas échéant encadrer les aspirations.

Si les hommes ont tendance à laisser certains domaines aux femmes, comme la Com et les RH, les femmes doutent parfois de leurs capacités.

Heureusement, la réalité a commencé à dépasser la fiction. En 2016, trois femmes ont atteint les postes suprêmes : Élisabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance de Publicis, Sophie Bellon, présidente du conseil d'administration de Sodexo et Isabelle Kocher, nommée mardi directrice générale d'Engie.

Selon la CEO de Selency, Charlotte Cadé, cité récemment par Forbes, a bien remarqué des différences d’attitudes chez les candidats, lorsqu’elle recrute : « les hommes postulent quand ils possèdent environ 60 % des compétences demandées, tandis que les femmes ne postulent pas sans avoir 90 à 95% des compétences requises. »

Pour elle, la gent féminine a besoin de modèles féminins afin de se lancer et de ne pas laisser s’échapper certaines opportunités. Bon à savoir, plus de 1.070 femmes ont rejoint le groupe Facebook Osez Entreprendre au Féminin Toulouse. Sur le web et IRL, les membres de ce club réseautent : elles échangent des conseils et bons plans, apprennent des expériences de chacune... et se rencontrent !

  A ce titre, Journée Osez Entreprendre au Féminin organise le mardi 5 décembre prochain à Toulouse une journée d’échange, l’occasion de dépasser le virtuel pour établir un lien « one to one ».

Pour aller plus loin :

Le point de vue d’une “working mum” quadra blogueuse sur l’apport de film à l’égalité homme femme. L’auteure de ce blog décrit bien en particulier le sexisme ambiant, qui est protéiforme dans le film.

https://egalimere.fr/2017/10/numero-une-fim-de-tonie-marshall.html 

Site de l’association
https://osez-entreprendre-au-feminin.com

 

FinanCités soutient « J’organise mon mariage » pour leur plus grand bonheur
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2010/11/financites-soutient-jorganise-mon.html

Les hauts et les bas d’HP sur le chemin de la citoyenneté
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2009/10/les-hauts-et-les-bas-dhp-sur-le-chemin.html

Women’Forum
http://www.womens-forum.com/

samedi 14 octobre 2017

Les propriétés de Trump doivent-elles être assurées contre les inondations ?


Une des propriétés les plus connues de Donald Trump, le complexe Mar-a-Lago, se situe en Floride en zone inondable, en particulier en cas d’ouragans. 

Alors que le Président des Etats-Unis soit climato-sceptique, certaines voix s’opposent outre-atlantique à ce que ses biens très exposés bénéficient du National Flood Insurance Program (NFIP).

Selon le Huffington Post, Ce programme intervient en particulier dans les zones où les assureurs privés ne veulent plus prendre de risque. Le club Mar-a-Lago paye une prime au NFIP, qui tient compte qu’il se situe dans une zone à haut risque.

Ce programme en Floride est critiqué car il bénéficie en bord de mer à une population très aisée, bien que la probabilité d’un sinistre soit forte. Mais, c’est aussi une population influente.

Pour le Républicain Earl Blumenauer (D-Ore), il est indécent que Donald Trump, qui dénie l’existence du changement climatique, bénéficie des largesses de fonds publics.
Mais, son projet d’interdire d’assurer les biens de Donald Trump, Prohibiting Aid for Recipients Ignoring Science, n’est pas passé.

Selon Associated Press, Mar-a-Lago a déjà encaissé la réparation de sinistres à hauteur de 17 millions de dollars en 2005, après le passage de plusieurs tempêtes, sans pour autant reconstruire la totalité de ce qui avait été détruit.

De plus, d’ici 30 ans, Mar-a-Lago pourrait être sous l’eau pendant une partie de l’année en raison de la montée des océans. Pour Earl Blumenauer, il faut arrêter de construire dans les zones à risque. Earl Blumenauer fait aussi partie du bipartisan Climate Solutions Caucus, qui regroupe 26 Démocrates et 26 Républicains à la Chambre des Représentants.

Ce groupe a été créé en février 2016 par Carlos Curbelo et Ted Deutch.




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http://ong-entreprise.blogspot.fr/2016/01/usa-les-minorites-peuvent-elles-acceder.html 

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http://ong-entreprise.blogspot.fr/2015/04/usa-le-cannabis-sera-t-il-le-prochain.html