jeudi 28 novembre 2019

Comment réduire dès le lycée les préjugés sur la place des femmes dans la science

Alors que les femmes sont aujourd’hui plus diplômées en moyenne que les hommes dans la plupart des pays de l’OCDE, elles restent sous-représentées dans les filières et les métiers scientifiques et techniques. 

En France, en 2016, 31 % des filles s’orientaient vers une première scientifique après la seconde, contre 39% des garçons. À l’inverse, les filles ont trois fois plus de chance de s’orienter vers une Première littéraire (14% contre 4% parmi les garçons).

Dans l’enseignement supérieur, alors qu’elles représentent 55 % des effectifs, les filles ne représentent que 29 % des étudiants en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) scientifiques.

En septembre dernier, l’Institut des Politiques Publiques s’est penché sur le rôle de l’éducation dans la réduction les préjugés concernant la place des femmes dans les filières scientifiques. 

Depuis 2014, le programme de sensibilisation For Girls in Science de la Fondation L’Oréal propose des interventions d’une heure, qui sont dispensées en classe par des jeunes femmes de formation scientifique.

En 2015-2016, ces interventions ont été conduites par une soixantaine de jeunes femmes, dont la moyenne d’âge était de 33 ans et qui présentaient deux profils distincts :

  • 38 jeunes femmes scientifiques travaillant dans le département recherche et innovation de L’Oréal, qui se sont portées volontaires pour participer au programme; 
  • 21 jeunes chercheuses en sciences (doctorantes ou post-doc) titulaires d’une bourse L’Oréal-UNESCO «Pour les Femmes et la Science », qui ont participé au programme dans le cadre de leur contrat de bourse. 
L’objectif de ces interventions est de contrecarrer les stéréotypes associés aux métiers scientifiques et à la place des femmes en sciences. L’étude montre que ce dispositif a permis une diminution significative des représentations stéréotypées des élèves sur les métiers scientifiques et sur les différences genrées d’aptitudes pour les sciences, aussi bien chez les filles que chez les garçons.

Ces interventions ont eu un impact sur les études supérieures des filles de terminale S. En effet, parmi ces dernières, la proportion s’orientant vers une classe préparatoire scientifique est passé de 11 à 14,5%, soit une augmentation de 30%.

L’’efficacité des role models féminins peut se mesurer sur leur capacité à déconstruire les stéréotypes relatifs aux métiers scientifiques et à la place des femmes et des hommes en science. Un role model est une personne inspirante, qui sert d’exemple de la vie que l’on suit ou que l’on doit suivre, une source de motivation.

Source :  "Role Models féminins : un levier efficace pour inciter les filles à poursuivre des études scientifiques ?"
Téléchargeable : ici
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