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vendredi 11 septembre 2020

Le Festival photos de la Gacilly : du vert plein les yeux




Je suis retourné à la Gacilly (56) cet été pour découvrir de nouveaux photographes entre champs et sous-bois. Cet événement se passe en effet en plein air, via une déambulation dans les rues de la ville et l’exploration de labyrinthes ombragés. 

La 17ème édition du festival met à l'honneur l'Amérique latine avec un nouveau plaidoyer en faveur de l'environnement et des populations menacées. Les photos exposées dégagent plus de force qu’un long discours. 

Sur la préservation de la biodiversité, de nombreuses initiatives peuvent aussi avoir lieu près de chez nous. Emmanuel Berthier, naturaliste de formation, a parcouru les cinq réserves naturelles du Morbihan pour en ramener de superbes clichés. Un travail de terrain soutenu par le Conseil départemental du Morbihan 

Plus de 1.000 photos exposées. 

Entre deux séries de photos, vous aurez tout le loisir de prendre une crèpe et une bolée de cidre. Bonne expo en plein air.

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, certaines photos seront aussi exposées dans les gares de Rennes, de Nantes, de Vannes et de gare Montparnasse à Paris, à la suite d’une association avec la SNCF. 

Le Festival se termine le 31 octobre. 

Pour aller plus loin : 

Sebastião Salgado lance un nouvel appel pressant à sauver les peuples d'Amazonie https://fr.euronews.com/2020/07/05/sebastiao-salgado-lance-un-nouvel-appel-pressant-a-sauver-les-peuples-d-amazonie 

La politique de soutien de la SNCF aux arts visuels et scéniques https://www.sncf.com/fr/groupe/culture/arts-scenes-engagement-multiple


mardi 24 mars 2020

Rainforest Action Network : tout le génie d’un acteur faible

Voici une série de posts que j’avais rédigés il y a une dizaine d’années. Ils retracent la façon dont une petite ONG alors inconnue a réussi à faire plier des organisations ayant pignons sur rue. C’est une responsable d’HSBC qui m’avait informé de son existence. 

Créé en 1985 à San Francisco, Rainforest Action Network (RAN) lutte pour la défense des habitants et des écosystèmes de la forêt tropicale. Elle déclare agir à travers l’éducation du consommateur, l’organisation de « campagnes populaires » et l’action non violente.

Malgré des moyens assez limités, elle a obtenu des victoires inattendues contre de grandes entreprises, qu’elle jugeait complices de déforestation.

Le plus souvent en racontant des histoires.

 A ce titre, interviewée par Big Vision Podcast le 19 juin 2006, Ilyse Hogue, Global Finance Campaign Director à l’époque pour l’association environnementale, déclarait « la plus grande partie des changements sociaux relèvent du storytelling ».

Tout l’argumentaire de Rainforest Action Network se base sur des histoires et sur des mises en scène spectaculaires.

Les entreprises dans le collimateur

 De nombreuses ONG ont jugé que les Etats souverains ne constituaient pas de bons leviers pour faire avancer leurs thèses. Elles ont préféré placer les entreprises devant leurs contradictions, même les plus puissantes, afin d’obtenir des résultats plus rapides.

 Pour RAN, rien de tel qu’un bon scénario qui démonte une réputation, en sachant que l’image d’une entreprise est par définition fragile, une chose « immatérielle » issue d’un long processus. Un vrai facteur de vulnérabilité puisque le cours de bourse est en général très supérieur à la valeur comptable (book value).

 Rainforest Action Network n’a de cesse de pousser les Américains à prendre conscience de la situation désespérée de la forêt tropicale, y compris la « forêt primaire ». Une situation qualifiée de « bourbier » (plight), un terme qui n’est pas sans rappeler la guerre du Vietnam dans la conscience collective américaine.

 Une sélection des cibles

Dans les années 2000, Rainforest Action Network a donc pris à partie une douzaine de sociétés, la plupart du temps américaines (sauf Mitsubishi et le groupe bancaire canadien Toronto-Dominion) et rarement directement dans l’industrie du bois (sauf Boise Cascade en 1999 et Home Depot).

Mais, à vrai dire, Rainforest Action Network a connu ses plus belles victoires en s’attaquant à des groupes bancaires à priori hors de sa portée. Des cibles surprenantes, compte tenu de l’absence de liens évidents entre une firme emblématique de Wall Street et les Amérindiens.

 Mais, à force de discussion avec ses pairs, l’ONG a constaté que le plus petit dénominateur commun de toutes les entreprises qui selon elle polluent ou commettent des injustices sociales, réside dans le fait qu’elles possèdent toutes un compte courant dans un établissement financier.

Tout l’art de ses équipes a été de convaincre les consommateurs que ces groupes bancaires faisaient des bénéfices amoraux en finançant des multinationales, dont les activités contribuaient elles à dégrader directement la forêt tropicale.

Dans les posts suivants, je reviendrai sur la manière dont cette petite ONG américaine a fait plier Citigroup. Une institution pourtant fondée en 1812 et menée par une équipe dirigeante des plus aguerries. Fin

samedi 18 janvier 2014

Survol de la mutation des ONG de l’Ordre de Malte à Finance Watch











Bonjour à toutes et à tous, ravi de reprendre la plume en ce début d'année.

En vous souhaitant une excellente année, riche en initiatives et porteuse de nouvelles idées.


Je vous laisse découvrir une présentation de l’évolution des ONG et de quelques mouvements sociaux depuis leurs prémices. 

Elle n’est bien sût pas exhaustive et ne prétend pas être un travail d’historien.

Tout commence en 1048, quand la communauté des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem soignait les malades et recueillait les indigents, jusqu’à aujourd’hui, avec la crise financière et la surveillance des ONG russes.

Pour Michel Doucin, la notion d’ONG est cousine de celle d’Organisation de la société civile. Une notion que la philosophie européenne a construite peu à peu depuis 300 ans.



De nombreux facteurs ont favorisé l’apparition des ONG, avec des caractéristiques souvent propres à chaque culture (situation politique, croyances, niveau de développement), jusqu’à leur internationalisation :

  • certains tournants de l’Histoire comme la décolonisation ou la fin de la Guerre froide, que je n’ai pas détaillés. 
  • l’horreur face à une situation jugée intolérable (esclavage, massacre de population civile, guerre, dégradation de l’environnement, famines). 
  • Avec souvent la révolte d’un seul homme, voire d’une femme, qui a brisé le silence et réveillé la conscience de ses contemporains. 
  • une capacité à s’emparer des moyens techniques les plus évolués de leur époque, comme actuellement une organisation australienne (Animal Liberation), dont le but est la défense des animaux, qui utilise un drone pour surveiller les fermiers et leurs activités. Mais, aussi encore grâce aux potentialités du numérique en matière de solidarité, y compris chez les entrepreneurs sociaux. 
  • un savoir-faire pour prendre la parole et occuper le terrain. Comme le montre ce plan d’un bateau négrier, symbole de la lutte abolitionniste

Du Moyen Age aux années 60
  • le rôle de l'Eglise
  • Les abolitionnistes : The Anti-Slavery Society 
  • Tremblement de terre de Caracas 
  • Le massacre de Chios 
  • Les organisations volontaires en Inde : Servants of India Society 
  • Le mouvement féministe : Hubertine Auclert 
  • L’horreur des guerres : Croix Rouge, guerre de Crimée, Florence Nightingale 
  • La Ligue des Droits de l’Homme 
  • Le Plan Marshall : Oxfam, Care 
  • Amnesty International ; Handicap International 
  • Le sans-frontiérisme
  • Le mouvement écologiste (WWF, Amis de la Terre, Greenpeace, Sea Shepherd) 

 


Période contemporaine jusqu’à la crise financière de 2007
  • Grande audience de certaines « ONG du Sud »: BRAC, Grameen Bank 
  • Brésil : MST, les « sans-terre » 
  • Afrique numérique : Projet Masiluleke, mPedigree 
  • Le commerce équitable 
  • Chine contemporaine 
  • Word Social Forum 
  • Philanthrocapitalism 
  • La crise financière (OCW, Finance Watch)
  • Les freins

 

Il faut lire les offres d’emploi du monde associatif pour se rendre compte de la diversité et de la technicité de leurs métiers.

 Le caractère Pro se décline notamment dans les domaines suivants :

  • le développement d’expertises (publication de rapports, etc.), 
  • la communication, la levée de fond et les techniques d’influence, 
  • la cartographie, 
  • la comptabilité, l’évaluation et le reporting, 
  • les partenariats avec les entreprises, 
  • la gouvernance, 
  • les codes de conduite et la lutte contre la corruption.

lundi 6 juin 2011

Les écolabels Rainforest Alliance et UTZ Certified trouvent leurs marques










Créée en 1987 à New York pour protéger et préserver les forêts primaires et la biodiversité, l’association Rainforest Alliance déploie ses actions dans plus de 70 pays. Elle a contribué au lancement du label du développement durable FSC.


De 2009 à 2010, les montants consacrés par Rainforest Alliance à ses programmes sont passés de 30,8 à 35,2 millions de dollars. La gestion forestière (15,4 M$) et l’agriculture (10,9 M$) sont privilégiés, mais l’ONG intervient également dans le tourisme, le climat et l’éducation.

Il s’agit de budgets significatifs, dans la mesure où dans un autre registre les Fairtrade Labelling Organizations (FLO) ont affiché un budget de 11,2 millions d’euros en 2009.


Le chiffre d’affaires des produits Rainforest Alliance Certified™ a atteint 12 milliards de dollars en 2010. Ce niveau élevé tient à l’accessibilité des produits, qui sont largement distribués comme chez Walmart, Costco, Safeway, Home Depot et Sam's Club. De plus, l’ONG investit sans cesse des domaines nouveaux comme en 2010 la canne à sucre, les fleurs (Kenya) ou encore le lancement de la nouvelle norme SAN pour la production durable de bovins. En comparaison, les ventes de produits équitables labellisés Fairtrade/Max Havelaar ont totalisé 3,4 milliards d’euros en 2009.

De 2007 à 2010, les ressources de l’association verte ont bondi de 66%, grâce à une hausse de 92% de ses redevances, mais aussi grâce à un soutien sans faille de fondations (notamment la Bill & Melinda Gates Foundation, The Rockefeller Foundation, Fondation Ensemble) et de gouvernements (United Nations Development Programme, Norvège, Pays Bas, Equateur) et d’entreprises (Unilever, Ikea, Kraft Foods Global, Inc., The Estée Lauder Companies Inc, Nestlé Nespresso S.A., Mars Incorporated ou encore le mexicain Grupo Bimbo).

Le montant des redevances représentent 32% de ses ressources. Les agriculteurs paient des indemnités journalières et prennent en charge les frais de voyage des techniciens et des auditeurs. Comme ces visites sont effectuées par des organisations locales, l’association new-yorkaise estime que ces coûts sont souvent inférieurs à ceux d'autres systèmes de certification.

Les producteurs payent pour leur part des frais annuels de certification basés sur la taille de leur exploitation. Pour les plus petits agriculteurs, d’autres sources de financement sont expérimentées afin d'impliquer davantage les acteurs de la chaîne d'approvisionnement dans le partage de coûts de certification, qui doivent rester modestes. Contrairement au commerce équitable, il n’y a pas de prix minimum garanti.

Les entreprises payent également depuis octobre 2010 une redevance de participation, liée au chiffre d’affaires généré. La commission, dont le règlement est sous la responsabilité des importateurs de café, s’établit à 0,15$ par pound de café vert enregistré sur le marché.


L’association Rainforest Alliance bénéficie selon elle de l’'intérêt pour les certifications indépendantes en agriculture durable et de la volonté des entreprises d’apporter des preuves d’engagement face à la demande des consom’acteurs en matière de développement durable et de transparence. 5% des compagnies de Fortune 500 sont d’ores et déjà affiliées à cet écolabel.



Promoteur d’une culture responsable, UTZ CERTIFIED (anciennement Utz Kapeh) a aussi connu un bon exercice 2010 avec 4,4 millions d’euros de revenus (+42%). Les redevances, qui ont bondi de 62%, représentent 60% du total. Les ventes de café certifié, en provenance notamment du Brésil et du Vietnam, ont progressé de près de 50%, sous l’effet d’une forte demande du marché, devenue mainstream, en provenance d’acteurs comme Migros, Sara Lee et Ahold Coffee Company.

The Cocoa Program a été initié en octobre 2007. Depuis lors, UTZ CERTIFIED a travaillé avec de nombreux acteurs de la filière comme Cargill, Mars, Ecom, Nestlé, Royal Ahold et Heinz Benelux. Des initiatives ont même vu le jour comme The Steering Group, qui outre des entreprises, comprend la Dutch Sustainable Trade Initiative, Solidaridad, Oxfam Novib et le WWF International.



De son côté, le Marine Stewardship Council (MSC), qui a été créé par le WWF et Unilever, a vu ses ressources passes de 8 à 9,8 millions de livres entre 2009 et 2010 (comptes clos au 31 mars 2010). Il existait début 2010 près de 5.000 références de produits de la mer certifiés représentant un chiffre d’affaires global de plus de 2 milliards de dollars (+30% en un an.) Les deux pays les plus engagés dans ses programmes sont les Etats-Unis et la Norvège. Cependant, il faudra voir l’évolution de ce label, qui a été critiqué par plusieurs scientifiques. Greenpeace et le Pew Environment Trust le jugent également trop laxiste.

Cependant, dans la jungle des labels, il n’y a pas que des gagnants. Selon l’enquête de Novethic (le commerce équitable n’échappe pas à la crise) du 13 mai dernier, l’étude annuelle conduite par l’institut Infoscan Census IRI, qui analyse les ventes effectuées par 5.700 hyper et supermarchés en France, le commerce équitable marque le pas dans l’hexagone. Le chiffre d’affaires des produits équitables les plus courants (café, thé, chocolat… hors textiles et fruits frais) a en effet chuté de 2,4% en 2010, alors qu’en 2009, il avait bondi de 8 % en 2009… Alors que Max Havelaar France a dû réduire son effectif, les marques de distributeurs, qui sont en général meilleur marché, auraient dans le même temps progressé de 4,6 %.

De même, le chiffre d’affaires de Remei AG, qui assure la promotion du label BioRe, dans le coton équitable, a atteint 21,2 millions de francs suisses sur son exercice 2010, clos fin mars, en baisse de 22%. L’activité a même glissé de 30% sur 2 ans. Dans la confection, la société a souffert d’une forte pression sur les prix et de la faiblesse du dollar.

Bien qu’il soit sorti de l’ombre, il est possible que le commerce équitable souffre aujourd’hui de la multiplication des standards. En mai 2008, le Cirad, institut français de recherche agronomique au service du développement des pays du Sud et de l’outre-mer français, signalait que les nouvelles normes telles que Utz, Rainforest Alliance ou encore Bird Friendly font toutes référence à des degrés divers, au développement durable. Pour Benoît Daviron, économiste à l’UMR Moisa,
«il y a un risque de dilution du commerce équitable sous l’effet de sa propre stratégie d’alliance et de la montée en puissance des labels concurrents»
En dehors de l’acquisition de la taille critique, il apparaît que la confiance du consommateur final dans le choix des fournisseurs et la qualité de l’audit sont aussi essentiels. Pour les experts de la Table ronde pour une économie cacaoyère durable (RSCE), le label doit avoir un sens clair, son application doit être cohérente et le système de certification dont il provient doit être accessible. En outre, le certificateur doit être en mesure d’accompagner les petits producteurs de manière simple et à un coût raisonnable.

Pour plus d’efficacité et de clarté, Fairtrade, Rainforest Alliance/SAN et UTZ CERTIFIED ont décidé en février 2011 de travailler ensemble pour réduire le niveau de complexité et les coûts financiers supportés par les producteurs. “Nous sommes en train de développer des outils et des supports qui permettront d'adhérer à différents standards. Nous soutenons la certification effectuée par une tierce partie indépendante et reconnaissons la nécessité d’augmenter l'efficacité des audits. Nous travaillons aussi conjointement dans la recherche de coopérations futures pouvant bénéficier aux producteurs.”

Pour aller plus loin :

Coffee & Conservation
Une étude récente réalisée au San Salvador a montré que pour une petite exploitation la mise aux normes pour le label Rainforest Alliance ou l’homologation de Starbucks Cafe Pratices, revient à 156$ l’hectare.
Le cas de BIRD-FRIENDLY est aussi évoqué… “How much does eco-certification cost?” 11.04.2011
http://www.coffeehabitat.com/2011/04/cost-of-eco-certification/

13/04/2010 ; Le label Rainforest Alliance ne connaît pas la crise
http://ong-entreprise.blogspot.com/2010/04/le-label-rainforest-alliance-ne-connait.html

ReedMonitor.org: Rainforest Alliance’s “inadequate verification report” in Guyana. 18/05/2011
http://www.redd-monitor.org/2011/05/18/rainforest-alliances-inadequate-verification-report-in-guyana/

Sur le commerce équitable

Fair Trade USA : la crise n’affecte pas le commerce équitable aux Etats-Unis. 30.05.2011
http://ong-entreprise.blogspot.com/2011/05/la-crise-naffecte-pas-le-commerce.html

Solidaridad s’est rapproché des grandes entreprises pour avoir plus d’impact…29/04/2011
http://ong-entreprise.blogspot.com/2011/04/solidaridad-sest-rapproche-des-grandes.html


Cargill's Work to Improve Cocoa Farmers' Livelihoods Recognized With US National Award…01.10.2010
http://www.csrwire.com/press_releases/31200-Cargill-s-Work-to-Improve-Cocoa-Farmers-Livelihoods-Recognized-With-US-National-Award?tracking_source=rss&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+csrwire%2FPRfeed+%28CSRwire.com%29&utm_content=Google+Reader



Voici quelques exemples de réalisation de Rainforest en 2010, tirés de son communiqué de presse :

Rainforest Alliance a certifié l’an dernier 3,7 millions d'hectares de forêts selon les normes FSC (+6% par rapport à 2009), la surface totale des forêts certifiées FSC par l’ONG dans le monde s’élevant à 63,1 millions. Les forêts certifiées FSC préservent les sols et l'eau, réduisent les déchets, limitent la déforestation et procurent un habitat pour la vie sauvage. Les travailleurs des exploitations forestières certifiées bénéficient de bonnes conditions de travail, d'une sécurité sociale, d'un logement décent et leurs enfants ont accès à l'éducation. À ce jour, Rainforest Alliance a certifié 47% des forêts labellisées FSC dans le monde.

Le thé certifié Rainforest Alliance s’est développé dans 11 pays. Plus de 120.000 tonnes de thé certifié ont été produites en 2010, soit une augmentation de 53% par rapport à 2009. Ce qui représente environ 3,2% de la production mondiale. Tetley, n°2 mondial du thé, s’est engagé à s'approvisionner auprès de plantations certifiées Rainforest Alliance pour l'ensemble du thé de sa marque Tetley d’ici 2016.

Tesco, la plus grande chaîne de supermarchés au Royaume-Uni a introduit des barres de chocolat sous sa propre marque, fabriqué à 100% de cacao certifié et portant aussi le sceau Rainforest Alliance.

Rainforest Alliance a aussi lancé un site Internet dédié au tourisme durable, VoyageResponsable.org, qui propose aux consommateurs éco-futés un outil de recherche pour trouver des établissements ayant une démarche responsable en Amérique Latine et dans les Caraïbes. À fin avril 2010, 590 entreprises se sont engagées dans le programme Tourisme Durable de Rainforest Alliance (+34% en un an).

Le communiqué de presse complet du 28.04.2011: Rainforest Alliance affiche une forte croissance en 2010
http://www.rainforest-alliance.org/fr/newsroom/news/annual-growth-2010



lundi 30 mai 2011

La crise n’affecte pas le commerce équitable aux Etats-Unis


Entre 1999 et 2008, le chiffre d’affaires des produits certifiés aux Etats-Unis a augmenté de 40% par an en moyenne pour atteindre environ 1,2 milliard d’euros. Malgré un environnement économique incertain, l’association Fair Trade USA (ex TransFair USA), qui est leader dans son pays, se félicite dans son Almanach 2010 du succès de ses 9.500 produits certifiés. Ils sont distribués aux Etats-Unis dans plus de 60.000 points de vente et impliquent 700 partenaires industriels.

Loin d’être l’ennemi, le marché constitue bien pour l’ONG américaine un véritable levier porteur de changements durables (cf en annexes l'exemple du Brésil). Au bout de la chaîne, le consommateur est comme un électeur, qui vote avec ses dollars en remplissant son caddie.

Fair Trade Etats-Unis travaille donc logiquement avec des firmes les plus diverses, comme Alter Eco Americas, Ben&Jerry’s, Better Planet Brands, Green&Black, Honest Tea, Whole Foods Market, Starbucks Coffee Company, Twinings North America ou encore Sodexo Corporate.

Depuis 1988, l’ONG estime que le dispositif de certification a permis de générer 220 millions de dollars de revenus supplémentaires aux familles agricoles, dont 56 millions ont été investis spécifiquement dans des programmes communautaires offrant ainsi un accès à l’éducation et la santé.
"It's not just about helping farmers find their voice, it's about helping us find ours." - Paul Rice, CEO of Fair Trade USA
Les comptes 2010 de l’association ne sont pas encore publiés, mais le volume d’activités par produit est déjà connu. Dans le détail, Fair Trade USA a certifié 48 millions de tonnes de café en 2010, une production à 62% « organique ». Le café reste le produit certifié le plus populaire. Néanmoins, les importations de cacao ont progressé de 67%, une marchandise certifiée organique à 88%. D’autres produits trouvent aussi leur public (agrumes +96%, sucre +60%). Deux vins certifiés se sont même vus décerner la Note 90+ par le Wine Spectator.

Il faut rappeler que le caractère bio ne correspond pas à la vocation première du commerce équitable, dont le combat reste avant tout la lutte contre la pauvreté. Pourtant, la part des produits issus de l’agriculture biologique a représenté 62% des volumes importés de produits certifiées Fair Trade USA en 2010 contre 49% en 2009.

La bonne orientation du label Fair Trade tranche avec la confusion qui entoure les nombreuses certifications, comme la pêche aux thons censée assurée la protection des dauphins («dolphin-safe" label) outre-Atlantique. Une partie importante des Américains considère, outre la solidarité, le label Fair Trade, comme un gage de qualité. Ce dynamisme se retrouve dans d’autres pays, mais pas en France, où la croissance du commerce équitable a marqué le pas l’an passé (Max Havelaar).

Trois chercheurs ont tenté une mesure empirique du degré de sensibilité et de conscience citoyenne des consommateurs vis-à-vis du commerce équitable. Les expériences se sont déroulées dans 26 magasins d’une chaîne majeure de supermarchés, proposant du café Fair Trade Certified™.

Il en ressort ainsi les éléments suivants :
  • L’introduction du label Fair Trade Certified a eu un impact positif sur les ventes de café compris entre 8% et 13% selon les deux produits testés.
  • Lorsque le prix du café labellisé le plus populaire a été augmenté de 8% en magasin, la croissance des ventes s’est encore établie à 2%. La demande de produits certifiés serait relativement peu élastique au prix.
  • A l’opposé, quand le prix du café non certifié a été majoré de 9%, ses ventes ont chuté de 30%, au profit d’autres marques de café moins chères et non certifiées.
Ils en concluent que les produits équitables sont de mieux en mieux identifies aux Etats-Unis. Ces travaux sont conformes au Globescan réalisé en 2010, qui a mis en évidence que 75% des consommateurs ont un sentiment positif voire très positif pour les produits issus du commerce équitable. 30% d’entre eux affirment même que ce “label est susceptible d’augmenter leur envie d’acheter”.

Bien que les chercheurs aient aussi distingué un segment de consommateurs réfractaires, refusant de payer une prime substantielle pour ce concept, le commerce équitable semble reposer sur de bonnes bases aux Etats-Unis, grâce notamment à la diversification des gammes et à l’engouement de l’industrie et des différentes formes de distribution (hypermarchés, restaurants, etc.).


Pour aller plus loin :

Le site internet
http://www.transfairusa.org/

Partenariat avec USAID et Walmart Stores Inc.
Les programmes initiés par l’ONG peuvent se révéler très structurants, comme l’illustre The Responsible Sourcing Partnership (RSP). Dans ce partenariat entre l’U.S. Agency for International Development (USAID), Walmart, Fair Trade USA et l’organisation brésilienne SEBRAE-MG, un programme d’amélioration de la qualité du café a été mené pendant 3 ans auprès de 5.700 fermiers dans 3 Etats du Brésil.
Ce programme comportait aussi des cours de management et de marketing ainsi que des recommandations pour recourir davantage à des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Plus de 2 millions de dollars ont été investis. Au bout de 3 ans, les gains ont été 12 fois supérieurs en moyenne à l’effort financier initial, notamment grâce à de meilleurs prix de vente et une augmentation des rendements.
Le programme RSP a permis aux fermiers et aux coopératives de s’ouvrir de nouveaux marchés, au Brésil comme à l’international. Avec également des conséquences positives en termes d’emploi. Les données de ce programme au Brésil sont fournies dans l’almanach.
For the complete 2010 almanac report visit
www.FairTradeUSA.org/resource-library/downloads

Les travaux de recherche sur la sensibilité au prix des consommateurs américains ont été menés pendant 6 mois par Jens Hainmueller (Assistant Professor of Political Science au Massachusetts Institute of Technology), Michael J. Hiscox (the Clarence Dillon Professor of International Affairs à l’Harvard University) et Sandra Sequeira (Lecturer in Development Economics à la London School of Economics).
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1801942.

France. Youphil. « L’association Max Havelaar en crise » par Solène Cordier. 24/03/2011
http://www.youphil.com/fr/article/03666-association-max-havelaar-crise-commerce-equitable

Biographie de Paul Rice,
qui est à la tête de l’association et qui a participé au programme de la Skoll Award for Social Entrepreneurship.
http://www.ashoka.org/node/3166



Check out more recent videos at:
http://www.youtube.com/user/FairTradeCertified

mardi 18 janvier 2011

Des entreprises plus riches que des pays malgré la crise






En août 2002, un classement avait été réalisé par les Nations Unies comparant le PIB généré par les Etats à la valeur ajoutée dégagée par les plus grandes entreprises. Cette étude mettait donc en relief la création de richesse sur 12 mois, mais pas le patrimoine ou l’actif net.

Il en ressortait que 29 des cent entités économiques les plus importantes du monde étaient des entreprises, dont la plus grosse, l'américaine ExxonMobil, se classait à l’époque devant de grands pays comme le Pakistan, le Pérou ou l’Algérie. A l’époque, cette montée en puissance des firmes transnationales était en progression, car selon la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), elles n’étaient que 24 en 1990.

L’ONU avait pris comme base le principe de la « valeur ajoutée » (somme des bénéfices avant impôt, des salaires, des amortissements pour l'année 2000). ExxonMobil affichait alors une valeur ajoutée de 63 milliards de dollars. Parmi les autres entreprises de cette liste figuraient notamment de nombreux constructeurs automobiles comme General Motors (47), Ford (55e) et le japonais Toyota (59e). Le géant pétrolier français TotalFinaElf caracolait alors à la 74ème place.

Cette position dominante des grandes firmes ne peut que se traduire par une certaine influence, notamment du fait de la possibilité de choisir dans quels domaines et quels pays investir, du grand nombre de salariés de ces entreprises, de leur attractivité à l’embauche, de gestion de la fiscalité, des relations avec les autorités locales, sans compter la capacité de lobbying ou encore la tentation du chantage concernant les menaces sur l’emploi liées à l'étude de la mise en œuvre de certaines réglementations ou du retrait du circuit d'un médicament.

C’est pourquoi cette publication de la CNUCED avait à l’époque largement inspiré la littérature, notamment chez les militants altermondialistes. Marc Delepouve, membre du bureau national d’Attac avait ainsi indiqué que « Cette liste montre bien que les entreprises ont de plus en plus de pouvoir. Elles n’ont même pas besoin de se constituer en lobby pour faire pression sur les Etats puisque leurs valeur ajoutée sont parfois supérieures au PIB des Etats ».

Dix ans plus tard, les choses ont évolué, puisque cette liste des 100 plus grosses entités économiques s’est renouvelée à hauteur de 24%. Exxon Mobil a reculé à la 53ème place, tandis que la crise a balayé les constructeurs automobiles. L’exercice 2009 est intéressant à observer, car il s’inscrit longtemps après l’éclatement de la bulle Internet et dans la foulée de la disparition de Lehman Brothers.

Voici la liste des cent entités économiques les plus importantes du monde pour l'année 2009 selon mes estimations, sauf erreurs et omissions. Ces entités sont classées selon leur importance en 2009 (rang). Le chiffre qui suit le nom de l’entité est en milliards de dollars (PIB nominal pour les Etats, valeur ajoutée estimée pour les entreprises), puis suit sa position dans l’étude de la CNUCED et la variation de son rang sur la période. Le signe X indique une entrée dans le classement.

Rang

Nom

Données chiffrées

Position en 2002

Variation

1

Etats-Unis

14256

1

0

2

Japon


5068


2


0


3

Chine


4909

6


3


4

Allemagne

3353

3

-1

5

France

2676

5

0

6

Royaume-Uni

2184

4

-2

7

Italie

2118

7

0

8

Russie

2110

18

10

9

Brésil

2110

9

0

10

Espagne

1464

11

1

11

Canada

1336

8

-3

12

Inde

1236

13

1

13

Australie

997

14

1

14

Mexique

875

10

-4

15

Corée du Sud

833

12

-3

16

Pays-Bas

795

15

-1

17

Turquie

615

22

5

18

Indonésie

539

29

11

19

Suisse

495

19

0

20

Belgique

470

21

1

21

Pologne

430

28

7

22

Suède

405

20

-2

23

Norvège

383

27

4

24

Autriche

382

23

-1

25

Taïwan

379

16

-9

26

Arabie Saoudite

370

24

-2

27

Venezuela

337

33

6

28

Grèce

331

34

6

29

Iran

330

37

8

30

Argentine

310

17

-13

31

Danemark

309

25

-6

32

Afrique du Sud

287

30

-2

33

Thaïlande

264

31

-2

34

Finlande

238

32

-2

35

Emirats Arabes Unis

230

52

17

36

Colombie

229

42

6

37

Portugal

228

36

-1

38

Irlande

228

39

1

39

Hong Kong

211

26

-13

40

République Tchèque

195

51

11

41

Israël

195

35

-6

42

Malaisie

191

41

-1

43

Egypte

188

38

-5

44

Singapour

177

40

-4

45

Nigéria

173

57

12

46

Pakistan

167

46

0

47

Chili

162

44

-3

48

Roumanie

162

61

13

49

Philippines

161

43

-6

50

Algérie

141

49

-1

51

Hongrie

129

54

3

52

Pérou

127

48

-4

53

Exxon Mobil

125

45

-8

54

Nouvelle Zélande

118

50

-4

55

Ukraine

116

64

9

56

Koweït

111

60

4

57

Kazakhstan

109

92

35

58

Wal-Mart

104

69

11

59

Bangladesh

95

53

-6

60

Vietnam

91

66

6

61

Maroc

91

63

2

62

Slovaquie

88

86

24

63

Qatar

83,9

x

x

64

General Electric

77,8

58

-6

65

Petrochina

77

x

x

66

ATT

72,6

90

24

67

Bank of America

72,4

x

x

68

Chevron

72

x

x

69

Nestlé

69,2

x

x

70

Angola

68,8

x

x

71

JP Morgan Chase

68,4

x

x

72

Irak

65,8

x

x

73

Nippon Telegraph

65,7

x

x

74

Verizon

63,5

75

1

75

Croatie

63,2

87

12

76

China Mobile

62,6

x

x

77

Libye

60,4

67

-10

78

Equateur

57,3

x

x

79

Soudan

54,7

x

x

80

Emirat d'Oman

53,4

79

-1

81

Total

53,3

74

-7

82

Gazprom

52,9

x

x

83

Syrie

52,5

98

15

84

Luxembourg

51,7

89

5

85

Sinopec

51,9

x

x

86

GDF Suez

50,1

x

x

87

Slovénie

49,2

93

6

88

Royal Dutch Shell

49,8

62

-26

89

Biélorussie

49

x

x

90

BP

48,6

68

-22

91

Royal Bank of Scotland

48,5

x

x

92

Bulgarie

47,1

x

x

93

ICBC

46,8

x

x

94

République Dominicaine

46,7

83

-11

95

Microsoft

46,3

x

x

96

Statoil

44,4

x

x

97

IBM

43,8

70

-27

98

Johnson & Johnson

43,5

x

x

99

Azerbaïdjan

43,1

x

x

100

Serbie

42,9

x

x


Les multinationales ont continué à se développer de manière profitable, malgré une activité en berne en 2009. La dernière entreprise classée de 2000 dégageait une valeur ajoutée de 17 milliards de dollars, aujourd’hui, en bas de tableau, c’est 43 milliards de dollars, ce qui représente un changement d’échelle, même en tenant compte de l’inflation.

En outre, la valeur ajoutée dégagée par Exxon Mobil en 2008 s’élevait à 190 milliards de dollars, c'est-à-dire que la firme pétrolière se situait il y a 2 ans environ en 42ème position, mieux qu’en 2000. Le secteur pétrolier est par nature assez volatile.

Parmi les entités listées ne figurent aujourd’hui que 21 entreprises, dont la moitié dans le secteur très lucratif de l’énergie. Ces 21 firmes génèrent une valeur ajoutée de plus de 1.500 milliards de dollars, équivalent au PIB de l’Espagne. En fait, durant cette dernière décennie, la croissance de certains Etats, notamment dans les Brics, a été très élevée. Les grandes multinationales, bien qu’elles aient cherché à tirer leur épingle du jeu dans les pays émergents, n’ont pas connu un essor aussi rapide, compte tenu de leur base élevée initiale dans des pays mûrs. Leurs positions se sont donc légèrement érodées en 10 ans au profit des Etats.

La quasi-totalité des multinationales sont issues des 5 économies les plus puissantes, à part Nestlé et les mastodontes russes évoluant dans l’énergie. Les champions nationaux des Brics commencent à rattraper leur retard, notamment Petrochina, Sinopec ou China Mobile. Nous n’avons pas réussi à trouver les données financières de State Grid. Pour sa part, Petrobras, la première entreprise brésilienne, pourrait bientôt rentrer dans le classement.

Du point de vue des associations de plaidoyer, on comprend mieux leur focalisation sur des secteurs ayant un fort impact comme le pétrole et la finance. Le niveau très élevé des profits dans certains métiers pourrait cacher une forme de rente, voire de "prédation", comme le pense Jean Peyrelevade pour le système bancaire. C’est bien son analyse dans le dernier Rapport Moral sur l’Argent dans le Monde 2010.

D’un point de vue éthique, ces groupes géants sont aussi susceptibles de perdre la mesure, notamment en termes de rémunération, tandis que les inégalités ont du mal à reculer dans le monde. La question est de savoir à quels stakeholders profitent les bénéfices, en dehors bien sûr des actionnaires et de l’Etat, qui prélève la TVA. C’est ainsi le débat sur le partage de la valeur ajoutée.

Néanmoins, la forte progression des profits sur 10 ans de nombreuses multinationales démontre également que les entreprises créent de la valeur. Les firmes constituent le principal facteur de création de richesses dans le monde. La croissance économique dans les Brics est visiblement favorisée par l’essor de son tissu industriel et financier.

A ce titre, les multinationales constituent de gros effets de levier pour des ONG, qui nouent des partenariats. Elles sont de puissants bailleurs de fonds potentiels (partenariat, financement de la recherche, ouverture de Chaires, etc.), souvent à travers de Fondations. Il est aussi pertinent de pousser une multinationale à modifier son comportement que de sensibiliser un pays tout entier. Certaines firmes commencent aussi à s’intéresser au bas de la pyramide.

Face à ces mastodontes, le secteur associatif ne peut pas aligner de tels chiffres, même en tentant de chiffrer la valeur réelle du bénévolat. Seule la Fondation Bill Gates se distingue par la taille de ses réserves et sa capacité d’influence. Mais, elle est elle-même issue indirectement du monde des affaires, via la personnalité de ses fondateurs.

Annexes :

Pays figurant dans le classement de la CNUCED ayant le plus progressé :

Russie, Kazakhstan, Emirats Arabes Unis, Slovaquie, Chine, Ukraine, Indonésie, Brésil, Croatie, Syrie, Turquie, le Vietnam, le Nigéria, la Hongrie et le Koweït.

Entreprises figurant dans le classement de la CNUCED ayant enregistré la plus forte progression de valeur ajoutée en %:

Wal Mart, ATT (grâce à une fusion) et Verizon.

Les entrées

15 entreprises rentrées dans le classement 2009:

Bank of America, Petrochina, Nestlé, Chevron, JP MorganChase, Nippon Telegraph, China Mobile, GazProm, GDF Suez, Royal Bank of Scotland, ICBC, Microsoft, Statoil, Johnson & Johnson et Sinopec.

NB : En 2002, la CNUCED ne semblait pas avoir étudié la valeur ajoutée des banques et des cies d’assurance

9 nouveaux pays accèdent au classement :

Le Qatar, l’Angola, l’Irak, l’Equateur,le Soudan, la Biélorussie, la Bulgarie, l’Azerbaïdjan et la Serbie.

Les sorties :

20 Entreprises sorties du classement 2009:

(ancienne position entre parenthèses):

General Motors (47),

Ford Motor (55),

DaimlerChrysler (56),

Toyota Motor (59),

Siemens (65),

Volkswagen (71),

Hitachi Ltd (73),

Panasonic (76),

Mitsui & Co (77),

Eon (78),

Sony (80),

Mitsubishi Motor (81),

Philip Morris (85),

Itochu Corp (91),

Honda Motor (94),

ENI Spa (95),

Nissan Motors (96),

Toshiba Corp (97),

GlaxoSmithKline (99)

et BT Group (100).

4 pays sortis du classement :

(ancienne position entre parenthèse)

Cuba (72),

l’Uruguay (82),

la Tunisie (84)

et le Guatemala (88).