En septembre 2017, le Président de la République a confié lors des Journées européennes du patrimoine une mission à Stéphane Bern consistant à identifier les biens patrimoniaux en péril et à proposer des sources de financement innovantes afin de les sauvegarder.
Un grand nombre de projets a été signalé par le grand public ou les associations de défense du patrimoine.
Les jeux ont rapporté près de 22 millions d'euros à la Mission l’an dernier. Ce projet est aussi soutenu par des entreprises comme Axa, la FDJ, JCDecaux et la Monnaie de Paris.
Certains d’entre eux peuvent déjà faire l’objet de dons.
Pour l’ensemble des 121 sites, le montant des travaux de consolidation et de restauration est de 78 millions d’euros. Le besoin de financement restant à la charge du porteur de projet est évalué aujourd’hui à environ 26 millions d’euros. Si le Loto du Patrimoine permet de contribuer en partie au financement de ces travaux, la somme collectée sera malheureusement insuffisante. L’appel au mécénat populaire a ainsi pour but de les aider davantage et de manière encore plus significative
Avec les 18 sites emblématiques annoncés en mars dernier, ces 103 nouveaux sites constituent la deuxième édition de la Mission Patrimoine en péril qui pourra bénéficier de la part revenant à l’État des fonds issus du Loto du Patrimoine.
La grille du super Loto du Patrimoine est actuellement en vente au prix de 3 € avec un tirage exceptionnel le 14 juillet, et à partir du 2 septembre deux offres de tickets de grattage à 3 € et 15 € seront proposées.
Le rapport d’activité de la Mission Patrimoine en péril 2018 est disponible sur la page d’accueil du site www.missionbern.fr.
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jeudi 11 juillet 2019
jeudi 16 novembre 2017
Il n’y a pas un euro de perdu aux Restos du Cœur
En France, 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit plus d’une personne sur sept. En 2016-2017, ce sont près de 136 millions de repas qui ont été distribués par les Restos du Cœur, à près de 900.000 personnes en hiver et à plus de 400.000 durant l’été 2016.
L’association, qui clos ses comptes en avril, vient de publier son rapport annuel. Il est très détaillé et montre que les Restos du Cœur font preuve d’un grand professionnalisme. Ils sont en contact avec de multiples parties prenantes.
Ce qui en ressort, c’est que les deniers qu’elle reçoit sont bien utilisés.
Voici quelques chiffres tirés de son budget, qui montrent la diversité de ses actions ainsi qu’une gestion au cordeau. Néanmoins, comme Sisyphe, les Restos du Cœur doivent sans cesse faire appel aux donateurs, car les besoins sont chroniques.
1 / Des ressources diversifiées
Elle mobilise autour d’elle des milliers de bénévoles, des artistes, des salariés du secteur privé, mais aussi les pouvoirs publics en France et en Europe.
2 / Des donateurs fidèles aux rendez-vous.
Les attentats du 13 novembre 2015 ont entraîné une baisse ponctuelle des dons, et les legs, par définition irréguliers, ont fortement reculé. Le dernier exercice marque néanmoins une amélioration. Les Français savent se mobiliser. C’est la magie Coluche.
3/ L'importance des Enfoirés
Depuis 2010, la baisse du produit des Enfoirés a été compensée par d’autres ressources.
Les dons et les Enfoirés permettent aux Restos du Cœur de maîtriser une partie importante de leur budget. L’argent collecté par l’association couvre plus de 100% des missions sociales. Il permet notamment de couvrir des frais annexes, comme ceux de la recherche de fonds et ceux de fonctionnement.
En 2015-2016, aucune opération exceptionnelle n’a été réalisée avec Les Enfoirés (Coffret les « Enfoirés en Chœur » l’an passé). Hors opération exceptionnelle, les recettes des Enfoirés sont en hausse cette année du fait de l’organisation des concerts à Paris (Accorhotels Arena).
Par contre, en 2016-17, les concerts se sont déroulés au Zénith de Toulouse ont généré moins de recettes billetterie (jauge moins importante que l’AccorHotels Arena de Paris). Et, les mises en bacs des CD et DVD ont été réduites de 19% par rapport à celles de 2016.
4/ Le mécénat progresse
Les autres fonds privés incluent les mécénats ayant donné lieu à convention, les partenariats avec les entreprises et de façon générale toutes les subventions versées par des organismes privés.
Les ressources financières correspondent à 50% à des opérations de parrainage avec une visibilité grand public et à 23% à du financement dédié sur des projets (23%). De son côté, l’association dit effectuer « un suivi scrupuleux de la communication de ses partenaires dans le respect de ses règles et par ailleurs d’un travail de reporting des projets financés. »
Par ailleurs, le mécénat de compétences progresse rapidement, dans un environnement de fort développement au sein des entreprises.
Les entreprises contribuent aussi à 7,7 M€ en contributions en nature.
5 / Les fonds collectés sont très largement consacrés aux missions sociales.
La distribution alimentaire demeure sa mission principale, même si l’accompagnement au retour à l’emploi monte en puissance.
Le soutien à la recherche d’emploi est actif dans 49 associations départementales et 312 centres. Il y a un an 426 bénévoles étaient dédiés à cette mission. Il s’agit à parts égales d’un accompagnement global vers l’emploi et d’une action plus basique d’affichage d’offres et d’aide au CV.
Pour encore mieux répondre aux besoins de ce public, composé d’une majorité de demandeurs d’emploi, les Restos veulent amplifier le déploiement de cette action et les recherches de partenariat avec les entreprises.
A ce sujet, la mise en œuvre de la formation aux métiers de la boucherie menée avec Carrefour dans le cadre des Tremplins du Cœur constitue une très belle initiative à essaimer.
6/ Les frais de collecte sont faibles
L’association bénéficie d’une forte notoriété. Le pourcentage des frais généraux (frais de recherche de fonds, frais de fonctionnement et de communication) reste très faible par rapport au montant total des ressources.
Il ne s’élève ainsi qu’à 7,5 % contre 7,3% l’année dernière. Un chiffre rendu aussi possible par le travail considérable des bénévoles.
7/ L’apport précieux des bénévoles
Ils sont toujours plus nombreux. Le nombre d’heures de bénévolat a été déterminé sur la base de l’approche statistique développée depuis 2011-2012. La valorisation des heures, effectuée sur la base d’un SMIC au 30 avril 2017 (charges sociales incluses), représente 210 millions d’euros.
Sans leurs efforts, l’association n’aurait jamais pu avoir un effet levier permettant de multiplier par 6 l’argent public confié aux Restos. Grâce à eux, la Collecte Nationale, qui mobilise 72 000 bénévoles dans 6.630 magasins, rapporte de plus en plus de tonnage.
Progressivement, l’association progresse d’ailleurs vers un quasi équilibre en tonnage entre ce qui est acheté et ce qui est donné.
8/ Des comptes prudents
Les fonds associatifs et les réserves s’élèvent à 145 millions d’euros à fin avril 2017.
Ils comprennent le résultat de l’exercice, d’un montant de 13,2 millions d’euros. Ils atteignent au 30.04.2017 un niveau équivalent à 10 mois de fonctionnement des Restos du Cœur, ce qui se justifie dans un contexte d’incertitude sur l’évolution des ressources et notamment des aides et concours de l’État et de l’Union Européenne.
De plus, Les Restaurants du Cœur ont obtenu en octobre dernier le Label IDEAS, qui atteste de la qualité de la gouvernance, de la gestion financière et du suivi de l’efficacité de l’action de cette association. L’obtention de ce label n’est pas une surprise. Néanmoins, dans une période où pullulent le fake news, c’est incontestablement un vecteur de confiance supplémentaire.
Pour Patrice Blanc, Président d’IDEAS, « Les Restos du Cœur ont toujours été attachés à la plus grande transparence de leurs actions dans le respect de leurs missions sociales. Un regard extérieur fondé sur des critères objectifs comme ceux mis en place par IDEAS est appréciable pour garantir la qualité de la gouvernance. L'efficacité des actions conduites peut ainsi apparaître en toute indépendance aux yeux des donateurs, des mécènes et partenaires » L’association fondée par Coluche est bien gérée. Elle commence sa campagne hivernale le 21 novembre prochain.
Site des Restos : https://www.restosducoeur.org
Pour aller plus loin :
Mars 2017 : Combien rapportent les enfoirés ?
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/les-enfoires-que-rapportent-ils-aux-restos-du-coeur-_d49b4734-ff68-11e6-9e12-eb6cf6f35910/
2015 : Les Restos du Cœur ne peuvent pas se passer des Enfoirés
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2015/03/les-restos-du-cur-ont-besoin-des.html
fin
L’association, qui clos ses comptes en avril, vient de publier son rapport annuel. Il est très détaillé et montre que les Restos du Cœur font preuve d’un grand professionnalisme. Ils sont en contact avec de multiples parties prenantes.
Ce qui en ressort, c’est que les deniers qu’elle reçoit sont bien utilisés.
Voici quelques chiffres tirés de son budget, qui montrent la diversité de ses actions ainsi qu’une gestion au cordeau. Néanmoins, comme Sisyphe, les Restos du Cœur doivent sans cesse faire appel aux donateurs, car les besoins sont chroniques.
1 / Des ressources diversifiées
Elle mobilise autour d’elle des milliers de bénévoles, des artistes, des salariés du secteur privé, mais aussi les pouvoirs publics en France et en Europe.
2 / Des donateurs fidèles aux rendez-vous.
Les attentats du 13 novembre 2015 ont entraîné une baisse ponctuelle des dons, et les legs, par définition irréguliers, ont fortement reculé. Le dernier exercice marque néanmoins une amélioration. Les Français savent se mobiliser. C’est la magie Coluche.
3/ L'importance des Enfoirés
Depuis 2010, la baisse du produit des Enfoirés a été compensée par d’autres ressources.
Les dons et les Enfoirés permettent aux Restos du Cœur de maîtriser une partie importante de leur budget. L’argent collecté par l’association couvre plus de 100% des missions sociales. Il permet notamment de couvrir des frais annexes, comme ceux de la recherche de fonds et ceux de fonctionnement.
En 2015-2016, aucune opération exceptionnelle n’a été réalisée avec Les Enfoirés (Coffret les « Enfoirés en Chœur » l’an passé). Hors opération exceptionnelle, les recettes des Enfoirés sont en hausse cette année du fait de l’organisation des concerts à Paris (Accorhotels Arena).
Par contre, en 2016-17, les concerts se sont déroulés au Zénith de Toulouse ont généré moins de recettes billetterie (jauge moins importante que l’AccorHotels Arena de Paris). Et, les mises en bacs des CD et DVD ont été réduites de 19% par rapport à celles de 2016.
4/ Le mécénat progresse
Les autres fonds privés incluent les mécénats ayant donné lieu à convention, les partenariats avec les entreprises et de façon générale toutes les subventions versées par des organismes privés.
Les ressources financières correspondent à 50% à des opérations de parrainage avec une visibilité grand public et à 23% à du financement dédié sur des projets (23%). De son côté, l’association dit effectuer « un suivi scrupuleux de la communication de ses partenaires dans le respect de ses règles et par ailleurs d’un travail de reporting des projets financés. »
Par ailleurs, le mécénat de compétences progresse rapidement, dans un environnement de fort développement au sein des entreprises.
Les entreprises contribuent aussi à 7,7 M€ en contributions en nature.
5 / Les fonds collectés sont très largement consacrés aux missions sociales.
La distribution alimentaire demeure sa mission principale, même si l’accompagnement au retour à l’emploi monte en puissance.
Le soutien à la recherche d’emploi est actif dans 49 associations départementales et 312 centres. Il y a un an 426 bénévoles étaient dédiés à cette mission. Il s’agit à parts égales d’un accompagnement global vers l’emploi et d’une action plus basique d’affichage d’offres et d’aide au CV.
Pour encore mieux répondre aux besoins de ce public, composé d’une majorité de demandeurs d’emploi, les Restos veulent amplifier le déploiement de cette action et les recherches de partenariat avec les entreprises.
A ce sujet, la mise en œuvre de la formation aux métiers de la boucherie menée avec Carrefour dans le cadre des Tremplins du Cœur constitue une très belle initiative à essaimer.
6/ Les frais de collecte sont faibles
L’association bénéficie d’une forte notoriété. Le pourcentage des frais généraux (frais de recherche de fonds, frais de fonctionnement et de communication) reste très faible par rapport au montant total des ressources.
Il ne s’élève ainsi qu’à 7,5 % contre 7,3% l’année dernière. Un chiffre rendu aussi possible par le travail considérable des bénévoles.
7/ L’apport précieux des bénévoles
Ils sont toujours plus nombreux. Le nombre d’heures de bénévolat a été déterminé sur la base de l’approche statistique développée depuis 2011-2012. La valorisation des heures, effectuée sur la base d’un SMIC au 30 avril 2017 (charges sociales incluses), représente 210 millions d’euros.
Sans leurs efforts, l’association n’aurait jamais pu avoir un effet levier permettant de multiplier par 6 l’argent public confié aux Restos. Grâce à eux, la Collecte Nationale, qui mobilise 72 000 bénévoles dans 6.630 magasins, rapporte de plus en plus de tonnage.
Progressivement, l’association progresse d’ailleurs vers un quasi équilibre en tonnage entre ce qui est acheté et ce qui est donné.
8/ Des comptes prudents
Les fonds associatifs et les réserves s’élèvent à 145 millions d’euros à fin avril 2017.
Ils comprennent le résultat de l’exercice, d’un montant de 13,2 millions d’euros. Ils atteignent au 30.04.2017 un niveau équivalent à 10 mois de fonctionnement des Restos du Cœur, ce qui se justifie dans un contexte d’incertitude sur l’évolution des ressources et notamment des aides et concours de l’État et de l’Union Européenne.
De plus, Les Restaurants du Cœur ont obtenu en octobre dernier le Label IDEAS, qui atteste de la qualité de la gouvernance, de la gestion financière et du suivi de l’efficacité de l’action de cette association. L’obtention de ce label n’est pas une surprise. Néanmoins, dans une période où pullulent le fake news, c’est incontestablement un vecteur de confiance supplémentaire.
Pour Patrice Blanc, Président d’IDEAS, « Les Restos du Cœur ont toujours été attachés à la plus grande transparence de leurs actions dans le respect de leurs missions sociales. Un regard extérieur fondé sur des critères objectifs comme ceux mis en place par IDEAS est appréciable pour garantir la qualité de la gouvernance. L'efficacité des actions conduites peut ainsi apparaître en toute indépendance aux yeux des donateurs, des mécènes et partenaires » L’association fondée par Coluche est bien gérée. Elle commence sa campagne hivernale le 21 novembre prochain.
Site des Restos : https://www.restosducoeur.org
Pour aller plus loin :
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/les-enfoires-que-rapportent-ils-aux-restos-du-coeur-_d49b4734-ff68-11e6-9e12-eb6cf6f35910/
2015 : Les Restos du Cœur ne peuvent pas se passer des Enfoirés
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2015/03/les-restos-du-cur-ont-besoin-des.html
fin
vendredi 18 septembre 2015
La Barclays aide les associations à accepter des bitcoins
D’après le blog, cestpasmonidee, Barclays envisagerait d’initier une première application publique à destination des organisations caritatives.
L’un des atouts du Bitcoin est de réduire fortement les coûts de transaction, ce qui lui confère un réel potentiel pour les petits montants. Si cette application, d’abord expérimentale, se concrétisait, elle pourrait permettre des dons de quelques centimes, une chose encore aujourd’hui inimaginable.
Dans leur campagne de fundraising, les associations suggèrent souvent un montant de don minimal.
L’ouverture aux bitcoins pourrait élargir la base des donateurs, tout en comprimant les frais de collecte, qui constitue une donnée sensible suivie par la presse et des organismes comme Charity Navigator.
A ce titre, certains acteurs sont en voie de marginalisation.
De trop nombreuses organisations de charité n’ont pas encore mis en place des plates-formes de donation online ou mobile. Une étude menée récemment par Barclays Digital Giving parmi 300 organismes de bienfaisance basés au Royaume-Uni avec des revenus d’au moins 3M£ , a montré que les paiements hors ligne représentent encore 80 % de la collecte. Celles qui ratent le coche, notamment pas manque de moyens, pourraient perdre la main.
L’initiative de Barclays est louable, car il est certain que de nombreuses ONG hésiteront à chercher à capter des Bitcoins, non seulement faute de connaissances, mais aussi en raison de la réputation sulfureuse de cette monnaie virtuelle, qui se marie mal avec leurs objectifs.
L’intervention de cette grande banque pourrait faire bouger les lignes.
.
United Way, Greenpeace, la Wikimedia Foundation et l’Académie Khan ont déjà franchi le cap en 2014.
La Wikimedia Foundation travaille sur ce sujet avec Coinbase.
Pour aller plus loin :
Le blog citéhttp://cestpasmonidee.blogspot.fr/2015/09/barclays-le-bitcoin-pour-une-bonne-cause.html
Should Your Non-Profit Accept Bitcoin for Donations?
http://www.thefundraisingauthority.com/internet-fundraising/non-profit-bitcoin/
Les ONG veulent des sous, pas des « likes » Facebook
http://goo.gl/LmUbJr
Le Charity Navigator scrute la bonne gestion le secteur associatif américain
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2012/10/charity-navigator-pousse-les-ong.html
The Future of Charitable Donations Report 2015
http://www.newsroom.barclays.com/r/3174/the_future_of_charitable_donations_report_2015
Fin
mercredi 18 mars 2015
Les Restos du Cœur ont besoin des Enfoirés
L’origine des Enfoirés remonte à l’hiver 1985-86, lorsque Goldman a composé La Chanson des Restos, sortie en 45 tours.
C’est ainsi que Coluche, mort peu de temps après en juin 1986, a formé la première bande d’Enfoirés : Jean-Jacques Goldman, Yves Montand, Nathalie Baye, Michel Platini et Michel Drucker.
Une histoire qui dure.
La polémique récente autour de la chanson « Toute la vie » de Jean-Claude Goldman pourrait avoir des conséquences regrettables pour des centaines de milliers de personnes.
A comparer à d’autres sources de revenus :
Vu sous un autre angle, le produit net des Enfoirés, une fois déduits les frais liés à leur activité, a représenté plus de 15% de la distribution alimentaire des Restos du Cœur, soit 20 millions de repas.
Ce montant est très conséquent, puisque la distribution alimentaire et des relais constituent la principale mission sociale de l’association aux 67.000 bénévoles. En 2013-204, 130 millions de repas ont été distribués à 1 million de personnes accueillies dans 2.090 centres.
La recette des Enfoirés varient selon les années, mais leur engagement connait un franc succès auprès du public.
Focus que quelques exercices :
Ci-après, la chanson injustement controversée, déjà vue plus de 3,9 millions de fois.
Autres infos :
http://www.enfoires.com/
Les Restos du Cœur, Danone et Carrefour au secours des plus démunis
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2011/02/les-restos-du-cur-danone-et-carrefour.html
La Red Campagne de Bono
http://bit.ly/1912A15
Wall Street aide ses démunis
http://bit.ly/1GnWZgp
fin
C’est ainsi que Coluche, mort peu de temps après en juin 1986, a formé la première bande d’Enfoirés : Jean-Jacques Goldman, Yves Montand, Nathalie Baye, Michel Platini et Michel Drucker.
Une histoire qui dure.
La polémique récente autour de la chanson « Toute la vie » de Jean-Claude Goldman pourrait avoir des conséquences regrettables pour des centaines de milliers de personnes.
- Premièrement, sur le plan financier, alors que la crise a entraîné la paupérisation d’une partie croissante de la population.
- Ensuite, en termes d’image et du lien très particulier qui a été tissé au fil du temps entre les artistes, l’association, une multitude de donateurs et de bénéficiaires.
A comparer à d’autres sources de revenus :
- 84 M€ venus du public (dons, legs)
- 3,8 M€ d’autres fonds privés, dont le mécénat
- 55 M€ de subventions
Vu sous un autre angle, le produit net des Enfoirés, une fois déduits les frais liés à leur activité, a représenté plus de 15% de la distribution alimentaire des Restos du Cœur, soit 20 millions de repas.
Ce montant est très conséquent, puisque la distribution alimentaire et des relais constituent la principale mission sociale de l’association aux 67.000 bénévoles. En 2013-204, 130 millions de repas ont été distribués à 1 million de personnes accueillies dans 2.090 centres.
La recette des Enfoirés varient selon les années, mais leur engagement connait un franc succès auprès du public.
Focus que quelques exercices :
- En 2010-2011, une compilation “les meilleurs des Enfoirés – 20 ans” a été éditée. Les Enfoirés ont ainsi permis de récolter cette année-là plus de 31 M€, dont 8,4 M€ (5% des ressources) grâce à la seule compilation, qui a coûté 1,8 M€ à produire. Une année à part, durant laquelle les Restos du Cœur allaient même terminer l’exercice avec un excédent de 11,4 M€.
- Les produits des Enfoirés ont progressé de 3 % en 2013-2014. D’une part, les ventes de droits de diffusion ont connu un pic jamais atteint ces 5 dernières années, d’autre part les ventes nettes de CD/DVD se sont redressées. Ce bon résultat ne remet cependant pas en cause la tendance baissière constatée sur les ventes de CD/DVD car l’augmentation du chiffre d’affaires 2014 est surtout liée aux faibles retours enregistrés sur l’édition 2013 et à la hausse des prix unitaires de vente. Parallèlement, les charges liées aux Enfoirés ont diminué.
- Plus récemment, diffusé sur TF1, le show Sur la route des Enfoirés a attiré le 13 mars dernier plus de 10,7 millions de téléspectateurs et 47,6% de part de marché sur les individus de 4 ans et plus, et 52,9% sur les ménagères de moins de 50 ans. D'après le site PureCharts.fr, l’album Sur la route des Enfoirés, a pris comme chaque année la tête du Top Album.
Ci-après, la chanson injustement controversée, déjà vue plus de 3,9 millions de fois.
Autres infos :
http://www.enfoires.com/
Les Restos du Cœur, Danone et Carrefour au secours des plus démunis
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2011/02/les-restos-du-cur-danone-et-carrefour.html
La Red Campagne de Bono
http://bit.ly/1912A15
Wall Street aide ses démunis
http://bit.ly/1GnWZgp
fin
lundi 24 novembre 2014
Team Jolokia : la course au large contre les préjugés
Voici un projet sympathique. Team Jolokia se propose de démontrer à travers de la compétition que diversité et performance peuvent se conjuguer pour obtenir des résultats étonnants.
Team Jolokia constitue chaque année un équipage de la diversité regroupant des vieux, des jeunes, des handicapés, des valides, des débutants, des confirmés, des chômeurs, des actifs, des retraités toutes classes sociale confondues.
Une vingtaine de bénévoles se retrouve ainsi sur un bateau de compétition, qui a participé à la Volvo Ocean Race, course autour du monde en équipage la plus réputée au monde.
Le bateau est très puissant, donc très technique, et chaque erreur se paye le prix fort. Les équipages habituels sont plutôt masculins et costauds!
Ce projet démontre que l'on peut faire fonctionner et progresser un groupe divers au point de pouvoir s'aligner dans des courses au large réputées.
Ce travail en équipe intéresse les médias et même les entreprises, qui voient dans ce laboratoire social de la matière à exploiter et des enseignements à tirer.
En octobre dernier, ce projet inédit a d'ailleurs remporté un "Trophée de la Diversité" remis par l'Association Française des Managers de la Diversité (AFMD).
Aujourd’hui, l’équipage souhaite participer fin 2015 à la fameuse course "Sydney Hobart".
Pour ce faire, il fait appel au crowdfunding (financement participatif) pour renouveler certains équipements.
Le budget pour être sur la ligne de départ est le suivant:
Si 4.000 personnes donnaient 40€, elle aurait le budget pour aligner le Jolokia sur cette course.
Voilà, si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ainsi que les avantages accordés aux donateurs, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.kisskissbankbank.com/team-jolokia-at-the-start
Pour aller plus loin :
Le Jolokia est le nom d'un piment parmi les plus forts au monde
www.teamjolokia.fr
Facebook et Twitter
https://fr-fr.facebook.com/teamjolokia
https://twitter.com/teamjolokia
Interview en anglais
http://www.teamjolokia.com/la-mediatheque/sons/
Sur le même thème :
Fin
Team Jolokia constitue chaque année un équipage de la diversité regroupant des vieux, des jeunes, des handicapés, des valides, des débutants, des confirmés, des chômeurs, des actifs, des retraités toutes classes sociale confondues.
Une vingtaine de bénévoles se retrouve ainsi sur un bateau de compétition, qui a participé à la Volvo Ocean Race, course autour du monde en équipage la plus réputée au monde.
Le bateau est très puissant, donc très technique, et chaque erreur se paye le prix fort. Les équipages habituels sont plutôt masculins et costauds!
Ce projet démontre que l'on peut faire fonctionner et progresser un groupe divers au point de pouvoir s'aligner dans des courses au large réputées.
Ce travail en équipe intéresse les médias et même les entreprises, qui voient dans ce laboratoire social de la matière à exploiter et des enseignements à tirer.
En octobre dernier, ce projet inédit a d'ailleurs remporté un "Trophée de la Diversité" remis par l'Association Française des Managers de la Diversité (AFMD).
Aujourd’hui, l’équipage souhaite participer fin 2015 à la fameuse course "Sydney Hobart".
Pour ce faire, il fait appel au crowdfunding (financement participatif) pour renouveler certains équipements.
Le budget pour être sur la ligne de départ est le suivant:
- Travaux sur le bateau : 50 000 euros
- Nouvelles voiles : 50 000 euros
- Convoyage du bateau aller/retour en cargo : 50 000 euros
- Transport des équipiers + logistique : 20 000 euros
Si 4.000 personnes donnaient 40€, elle aurait le budget pour aligner le Jolokia sur cette course.
Voilà, si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ainsi que les avantages accordés aux donateurs, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.kisskissbankbank.com/team-jolokia-at-the-start
Pour aller plus loin :
Le Jolokia est le nom d'un piment parmi les plus forts au monde
www.teamjolokia.fr
Facebook et Twitter
https://fr-fr.facebook.com/teamjolokia
https://twitter.com/teamjolokia
Interview en anglais
http://www.teamjolokia.com/la-mediatheque/sons/
Sur le même thème :
Janvier 2011 : Companieros : « Un manager
qui sait intégrer dans son équipe une personne handicapée est un bon manager » suivez ce lien: http://bit.ly/1vFZo4t
Fin
mercredi 25 juin 2014
Focus sur les Ateliers de la Finance responsable
Axylia a commencé en 2007 à mettre sa connaissance de l’investissement responsable et de la philanthropie au service de la communauté financière et des ONG, à l’occasion de ses forums bestof ISR et profit for Non Profit.
Ces deux forums ont fusionné en 2011, tout en restant volontairement à taille humaine : Les Ateliers de la Finance Responsable rassemblent ainsi une fois par an ces « deux mondes parallèles ».
Le 30 mai dernier, le rapprochement de la sphère privée et la sphère sociale a été le sujet abordé avec Vincent Auriac, fondateur d’Axylia, dans Intégrale Placements, par Guillaume Sommerer, sur BFM Business. Cette intervention intervient dans un contexte où les subventions du secteur public baissent régulièrement.
Les Ateliers privilégient le partage des expériences entre intervenants d’univers différents :
- finance/ONG,
- France/Etranger,
- grandes banques/sociétés entrepreneuriales, ...
Ils autorisent ainsi l’accès aux professionnels les plus expérimentés comme à ceux plus récents, dans des domaines encore émergents ou en constante évolution.
Vidéo de la 7ème édition des Ateliers de la Finance Responsable from AXYLIA on Vimeo.
Pour aller plus loin :
http://www.axylia.com/
lesateliersdelafinanceresponsable.com
À quand un Investissement "sincèrement" responsable? Youphil. Mai 2014 http://www.youphil.com/fr/article/07427-investissement-sincerement-responsable?ypcli=ano
MicroDon fait marcher entreprises, salariés et associations dans le même sens
http://ong-entreprise.blogspot.fr/search?q=microdon
BNP Paribas est partenaire du dispositif MicroDon et devient ainsi la première banque à inscrire son programme dans l'ARRONDI sur les relevés bancaire. http://www.bnpparibas.com/actualites/presse/bnp-paribas-premier-partenaire-bancaire-larrondi-releves-bancaires
Goldman Sachs et l’impact investing
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2012/09/faut-il-craindre-lintrusion-de-goldman.html
http://bleublanczebre.fr/
#leszebres
http://www.pret-dunion.fr/
Aviva France investit 10 millions d’euros dans l’Economie Sociale et Solidaire en partenariat avec le Comptoir de l’Innovation
http://presse.aviva.fr/communique/5897/Aviva-France-investit-10-millions-d-euros-dans-l-Economie-Sociale-Solidaire-en-partenariat-avec-Comptoir-de-l-Innovation Fin
lundi 18 novembre 2013
ONG : des « likes » ou des sous ?
Pire, ceux qui « like » une cause seraient en fait moins généreux que les autres, car une partie d’entre eux se contenteraient d’un altruisme de façade.
L’étude est baptisée “The Nature of Slacktivism: How the Social Observability of an Initial Act of Token Support Affects Subsequent Prosocial Action ». Elle a été rédigée par Katherine White (Sauder School of Business) et John Peloza (Florida State University).
Le slacktivisme se définit comme un activisme “fainéant”, à coup de clics de souris.
Elle est téléchargeable ici pour 14 US$
Des étudiants furent sollicités pour réaliser un acte gratuit : rejoindre un groupe Facebook, accepter un poppy ou signer une pétition. Dans un second temps, il leur fut proposé de donner de l’argent ou de devenir volontaire. Au final, ceux qui avaient affiché leur soutien initialement à une cause étaient moins susceptibles de s’engager davantage par la suite.
A l’opposé, ceux à qui on avait proposé au départ de signer une pétition de manière confidentielle étaient plus réceptifs pour donner ensuite du temps ou de l’argent Ces observations ont été réalisées lors de la campagne Poppy Day.
Pour Kirk Kristofferson, qui a rédigé un article, qui sera publié dans le prochain Journal of Consumer Research :
“If charities run public token campaigns under the belief that they lead to meaningful support, they may be sacrificing their precious resources in vain,” says Kristofferson. “If the goal is to generate real support, public facing social media campaigns may be a mistake.”
Ces résultats font écho avec une récente campagne d’Unicef Suède, qui s’est adressé aux adeptes des réseaux sociaux pour tenter de leur faire prendre conscience de la matérialité de ses besoins. En deux mots, les « likes » ne permettent pas se substituer aux dons pour sauver des vies.
Ce petit film met bien en évidence le gap qui existe entre les amis virtuels de l’Unicef et les bénéficiaires de l’aide. Pour l’Unicef Suède, qui bénéficie actuellement de 211.000 amis sur Facebook et 11.800 followers sur Twitter, la finalité d’une organisation humanitaire n’est pas un concours de beauté sur les réseaux sociaux. Le succès de sa mission première passe par l’achat de vaccins.
Cette campagne de sensibilisation a le mérite de mettre les pieds dans le plat, mais les slacktivistes seront sans doute difficile à bouger. En effet, selon une enquête de YouGov, un cinquième des répondants de nombreux internautes considèrent qu’afficher publiquement leur sympathie à une cause constitue déjà en soi un geste suffisant.
Pour revenir aux travaux de l’UBC’s Sauder School of Business, ses auteurs invitent actuellement les fundraisers à ne pas trop miser en cette fin d’année civile sur la transformation des amis de Facebook en donateurs, mais à continuer à utiliser les autres stratégies de collecte.
Pour aller plus loin :
Le point de vue de Movember Canada
http://bc.ctvnews.ca/giving-a-facebook-like-doesn-t-do-much-slacktivism-study-1.1538201
Autre campagne d’Unicef pour lever des fonds pour les vaccins : « Santa doesn't do poor countries. But we do. Buy your Christmas gifts at http://www.unicef.org »
3e « Baromètre e-donateurs » LIMITE-Ifop, avec Mailforgood : 27% de e-donateurs en France http://agence-limite.fr/blog/2013/02/3e-barometre-e-donateurs-limite-ifop-avec-mailforgood-27-de-e-donateurs-en-france/
Conscient Network
mercredi 6 mars 2013
Avec la crise, le traitement des données s’invite dans le fundraising
Fondée en 1993, Oktos est une société d’études spécialisée dans la fidélisation et la prospection de clients BtoB ou BtoC. Elle est co-gérée par Pierre Lerouge (Centrale Paris) et Renaud de Beaucorps (IFG).
Oktos dispose d’une expertise dans l’agrégation et l’analyse des données (Data marketing). Des données publiques, comme la localisation géographique, peuvent être croisées avec celles détenues en interne par ses clients, comme par exemple les historiques d’achat pour une entreprise vendant des biens de consommation, comme les abonnements à des revues. La mise en perspective de toutes les données informatiques et statistiques permet de dessiner des groupes de personnes aux comportements identiques. De quoi imaginer des schémas prédictifs.
Société indépendante, Oktos s’intègre au sein de la chaîne des prestataires (agences, SSII, brokers, duplicateurs, call centers), dont le but est d’apporter un éclairage aux services marketing d’acteurs diversifiés (caritatif, presse, VPC…). Les applications sont nombreuses comme l’optimisation de la collecte de la taxe d’apprentissage. Ou dans une optique BtoB, connaître le train de vie d’une entreprise.
Renaud de Beaucorps a bien voulu répondre à mes questions concernant le secteur associatif.
Quelle est votre valeur ajoutée ?
RB : Les associations n’ont qu’une vision partielle de leurs donateurs. Ce sont les « données visibles » issues des bases de gestion : identité du donateur, son adresse et les dates et les montants de leurs derniers dons, ainsi dans certains cas de la cause choisie, lorsque l’ONG propose plusieurs options à soutenir.
Elles maîtrisent et hébergent en interne ou par des hébergeurs spécialisés (everial, Safig, Bisnode...) l’ensemble des historiques des transactions économiques ou pas entre leurs donateurs et eux sous toutes ses formes (dons, achats, pétitions, legs, PA, parrainages, demande d’informations, etc..). Dans les plans d’action de marketing direct, une grande partie de ces données ne seront utilisées comme critère de ciblage.
A ce stade, l’association n’en sait pas beaucoup plus : un même montant de don, par exemple 30€, peut en effet correspondre à des niveaux de revenus ou de patrimoine assez différents.
Chez Oktos, nous avons mis en place des algorithmes, qui intègre des données statistiques, qu’il faut aller chercher méthodiquement, et que nous appelons les « données invisibles ». Notamment celles provenant de l’IRIS. Ce dernier constitue la brique de base en matière de diffusion de données infra-communales. Il doit respecter des critères géographiques et démographiques et avoir des contours identifiables sans ambigüité et stables dans le temps.
A partir des données du recensement de l’INSEE, nous avons ainsi modélisé la France en 7 classes (et 37 sous-classes), comme la rurbanité pavillonnaire (environ 15% de la population, maisons et jardins proches urbains) ou encore le centro-urbanité (30% de la population, centres villes historiques chics). Cette segmentation permet d’isoler des groupes cohérents en fonction de nombreux critères : revenus, propriétaire ou locataire, endettement et permettant de fait d’enrichir, d’optimiser les modèles prédictifs issus des données liées à l’adresse. A partir d’une adresse postale apparaissent des types de comportements de consommation ou de don.
La base de données de France Telecom apporte pour sa part d’autres types informations et de comportements. Nous nous intéressons par exemple à la durée de détention de la même ligne téléphonique fixe (son enracinement à son environnement), à la distinction habitat personnel ou collectif, à la possession d’un fax, à celle d’une ligne ADSL, etc.
Dans un pays comme la France, le prénom peut aussi fournir des indices surtout pour estimer son âge (logique du scoring prénom). L’existence d’une particule dans le nom de famille se traduit aussi souvent par un niveau de richesse, et un comportement socio-culturel au-dessus des moyennes identifiées par l’INSEE.
C’est le maillage et l’interconnection de toutes ces informations « brutes et recalculées », qui laissent entrevoir des profils pertinents pour aller au-delà d’un marketing de masse.
En quoi les associations ont-elles besoin d’affiner leurs connaissances des donateurs ?
RB : Les associations et les Fondations défendent l’intérêt général. Elles ratissent donc large pour assurer la pérennité de leurs actions à un moment où l’Etat fait des économies. Comme elles dépendent de la générosité des Français, les ONG doivent sans cesse renouveler leurs ressources. Elles vont chercher bien sûr à fidéliser ceux qui leur font déjà confiance. Mais, il leur faut aussi chercher de nouveaux donateurs pour compenser l’érosion naturelle des fichiers.
Avant les crises financières et économiques, en appliquant les mêmes règles que celles des années précédentes, toutes les opérations de fundraising étaient rentables. Il n’était donc pas nécessaire de chercher à connaître précisément les causes de succès d’une campagne de levée de fonds. Les coûts associés à la collecte évoluaient dans certains cas moins vite que la collecte en elle-même. La notion de marge et les analyses des ratios étaient plus connues dans les services financiers que marketing des associations.
Pourtant, les opérations de fidélisation et de prospection dans leur globalité ont bien un coût : newsletters, mailing, achat de fichier comme celui des lecteurs de l’Express ou d’une société de la VPC, etc. Les volumes peuvent devenir rapidement significatifs : 10 messages/an à 100.000 donateurs actifs, cela fait 1 million de messages par an…Même si les associations échangent leurs fichiers volontiers pour élargir leur base prospect de manière peu coûteuse.
Or, l’environnement est devenu radicalement plus âpre. Il ne suffit plus de jeter ses filets à la mer pour les remplir. En absence de croissance économique, certaines campagnes de marketing associatives ont vu leur rendement chuter, notamment auprès des donateurs fidèles, alors que ces sympathisants constituent la cible la plus facile à atteindre.
En prospection téléphonique également, les taux de couverture ont baissé depuis 2 ans, si bien que de nombreuses associations de taille modestes ont abandonné provisoirement ce canal.
Certaines associations ont donc découvert à leurs dépens qu’elles ne peuvent plus ignorer les frais de collecte, afin de maintenir un rapport raisonnable entre le volume des dons et les coûts associés. D’autant plus que les médias s’intéressent de près à la part des frais marketing dans le budget global. Les notions de marges ont fait leur apparition d’abord dans l’univers de la conquête, notamment dans le marketing téléphonique, où les taux de couverture sont plus difficiles à atteindre que dans l’univers de la fidélisation, où tout est rentable surtout dans l’univers des actifs 0-24 mois.
Dans cette veine, il ne suffit plus de s’adresser au « public », quelque peu anonyme, mais il faut toucher des individus dans leur diversité et de leur potentiel. Comme l’illustre les yeux doux du monde associatif pour « les ISF » cible stratégique et très sensible politiquement.
A ce titre, les agences de fundraising et de communication ont toujours joué un rôle vital pour informer les donateurs sur les missions de l’association, pour accroître sa notoriété, et faire grossir son fichier de sympathisants et de donateurs, comme par exemple sur les réseaux sociaux.
Actuellement, l’idée est d’adapter les messages par typologie des ménages ou par type de canaux (postal, téléphone, internet). Comme en mer, où les bateaux utilisés par les pêcheurs sont conçus en fonction de ce qu’ils veulent pêcher, des sardines ou du thon.
Quelles sont les données dont disposent les associations ?
RB : Le fichier d’une association, c’est le nerf de la guerre. Plus il est important, plus l’association pourra affiner sa stratégie. Encore faut-il pouvoir le faire parler.
Le critère de référence dans la profession est la récence, c’est-à-dire la durée écoulée depuis le dernier don à l’association. En effet c’est ce critère qui structure et définit la potentialité d’un donateur. En gros, dans une campagne de fidélisation, 70 à 80% de la collecte provient habituellement de personnes ayant donné depuis moins de 12 mois, puis 10 à 15%, de donateurs anciens de 12 à 24 mois. Le solde est apporté par les donateurs de plus de 24 mois, qu’on qualifie d’« inactifs » contrairement aux précédents, baptisés d’ «actifs».
Plus la récence s’éloigne et moins le donateur va recevoir de messages. La probabilité de donner s’effondre souvent à partir de 18-24 mois, avec des variations suivant le type, la cause et la taille de l’association.
Les équipes du marketing doivent positionner leurs curseurs en tenant compte de certaines contraintes, comme les objectifs financiers, qui leurs sont imposés par leur direction, comme un budget marketing fixé sur une logique annuelle. Ces curseurs doivent être mis en face du potentiel disponible identifié, calculé avant chaque campagne, soit en privilégiant le volume, c’est-à-dire le chiffre d’affaires collecté, ou la marge réalisée.
Répondant à une autre logique mathématique que la récence, la grille de don est souvent adaptée en fonction du montant du dernier don (capacité de donner) pour la fidélisation et d’une façon «plus intuitive et empirique » pour la conquête. Maintenant grâce aux nouveaux outils mis en place par OKtos au service des principales agences du marché (score montant), on arrive à mieux adapter les grilles de don en fonction des potentiels mis en évidence par les notes de score sur les plans fichiers de prospection.
L’ensemble des données issues de l’informatique de l’association sont précieuses, mais Oktos, compte tenu de sa base de connaissances, est capable de segmenter les donateurs actifs (0-12 mois et 12-24 mois en plusieurs classes pour atténuer la prédominance de la récence et mettre en valeur d’autres critères comportementaux permettant de mieux identifier les populations à potentiel.
En période de basse mer, où certains écueils surgissent ou effleurent à peine, nous aidons nos partenaires à identifier les zones de non rentabilité.
Lorsque l’association souhaite optimiser son budget de fundraising, avec une vision à court et moyen terme, elle a ainsi l’opportunité de concentrer ses efforts, là où ses espérances sont les plus fortes pour un budget donné. Il est ainsi possible qu’il ne soit pas rentable de réactiver certains donateurs inactifs, lorsqu’on intègre le critère de la marge. Dans certains cas, il sera plus pertinent de chercher des prospects, même si la rentabilité de ces derniers n’est pas toujours immédiate.
Les ONG peuvent-elles être amenées à réorienter leurs efforts ?
RB : S’il existe des poches non rentables, les ONG doivent aussi repérer les meilleurs filons. Il peut se révéler judicieux d’investir des moyens financiers additionnels pour mieux toucher certains segments de donateurs potentiels. Par exemple, des donateurs CSP+ à relancer par téléphone, même s’ils n’ont pas donné suite à un mailing.
Très opportunément, la Fondation d’Auteuil emploie des coursiers à la fin de la période de déclaration à l’ISF, afin d’optimiser sa collecte. Elle échange ainsi physiquement des chèques contre des reçus fiscaux jusqu’à la dernière minute pour le plus grand bienfait des enfants qu’elle défend.
Ces segmentations se traduisent elles vraiment dans les chiffres ?
RB : Il existe un axe de la valeur. Moins de 5% des donateurs représentent plus de 30% de la collecte.
Au final, Oktos intervient comme un radiologue. Nous fournissons une photographie à l’instant T de la géographie et du potentiel des donateurs en France. Dans la foulée, les agences, dont nous sommes partenaires et qui veulent mettre la data au cœur de leur politique, vont pouvoir concevoir des stratégies adaptées pour mettre en valeur les points forts de l’association ou de la Fondation.
Ainsi, chaque maillon de la chaîne est susceptible d’apporter un levier supplémentaire.
Faut-il rémunérer les fundraisers aux résultats ?
RB : Ce n’est pas possible. De nombreux aléas peuvent influencer les donateurs, comme la situation économique et sociale ou certains évènements particulièrement dramatiques. Les Français peuvent ainsi se montrer exceptionnellement généreux en cas de chocs émotionnels, comme lors de la tragédie du tsunami. Ce type d’évènements imprévisibles génère des dons massifs pour un coût négligeable car ils sont spontanés. De plus, l’efficacité de la levée de fonds se mesure dans la durée
Oktos dispose d’une expertise dans l’agrégation et l’analyse des données (Data marketing). Des données publiques, comme la localisation géographique, peuvent être croisées avec celles détenues en interne par ses clients, comme par exemple les historiques d’achat pour une entreprise vendant des biens de consommation, comme les abonnements à des revues. La mise en perspective de toutes les données informatiques et statistiques permet de dessiner des groupes de personnes aux comportements identiques. De quoi imaginer des schémas prédictifs.
Société indépendante, Oktos s’intègre au sein de la chaîne des prestataires (agences, SSII, brokers, duplicateurs, call centers), dont le but est d’apporter un éclairage aux services marketing d’acteurs diversifiés (caritatif, presse, VPC…). Les applications sont nombreuses comme l’optimisation de la collecte de la taxe d’apprentissage. Ou dans une optique BtoB, connaître le train de vie d’une entreprise.
Renaud de Beaucorps a bien voulu répondre à mes questions concernant le secteur associatif.
Quelle est votre valeur ajoutée ?
RB : Les associations n’ont qu’une vision partielle de leurs donateurs. Ce sont les « données visibles » issues des bases de gestion : identité du donateur, son adresse et les dates et les montants de leurs derniers dons, ainsi dans certains cas de la cause choisie, lorsque l’ONG propose plusieurs options à soutenir.
Elles maîtrisent et hébergent en interne ou par des hébergeurs spécialisés (everial, Safig, Bisnode...) l’ensemble des historiques des transactions économiques ou pas entre leurs donateurs et eux sous toutes ses formes (dons, achats, pétitions, legs, PA, parrainages, demande d’informations, etc..). Dans les plans d’action de marketing direct, une grande partie de ces données ne seront utilisées comme critère de ciblage.
A ce stade, l’association n’en sait pas beaucoup plus : un même montant de don, par exemple 30€, peut en effet correspondre à des niveaux de revenus ou de patrimoine assez différents.
Chez Oktos, nous avons mis en place des algorithmes, qui intègre des données statistiques, qu’il faut aller chercher méthodiquement, et que nous appelons les « données invisibles ». Notamment celles provenant de l’IRIS. Ce dernier constitue la brique de base en matière de diffusion de données infra-communales. Il doit respecter des critères géographiques et démographiques et avoir des contours identifiables sans ambigüité et stables dans le temps.
A partir des données du recensement de l’INSEE, nous avons ainsi modélisé la France en 7 classes (et 37 sous-classes), comme la rurbanité pavillonnaire (environ 15% de la population, maisons et jardins proches urbains) ou encore le centro-urbanité (30% de la population, centres villes historiques chics). Cette segmentation permet d’isoler des groupes cohérents en fonction de nombreux critères : revenus, propriétaire ou locataire, endettement et permettant de fait d’enrichir, d’optimiser les modèles prédictifs issus des données liées à l’adresse. A partir d’une adresse postale apparaissent des types de comportements de consommation ou de don.
La base de données de France Telecom apporte pour sa part d’autres types informations et de comportements. Nous nous intéressons par exemple à la durée de détention de la même ligne téléphonique fixe (son enracinement à son environnement), à la distinction habitat personnel ou collectif, à la possession d’un fax, à celle d’une ligne ADSL, etc.
Dans un pays comme la France, le prénom peut aussi fournir des indices surtout pour estimer son âge (logique du scoring prénom). L’existence d’une particule dans le nom de famille se traduit aussi souvent par un niveau de richesse, et un comportement socio-culturel au-dessus des moyennes identifiées par l’INSEE.
C’est le maillage et l’interconnection de toutes ces informations « brutes et recalculées », qui laissent entrevoir des profils pertinents pour aller au-delà d’un marketing de masse.
En quoi les associations ont-elles besoin d’affiner leurs connaissances des donateurs ?
RB : Les associations et les Fondations défendent l’intérêt général. Elles ratissent donc large pour assurer la pérennité de leurs actions à un moment où l’Etat fait des économies. Comme elles dépendent de la générosité des Français, les ONG doivent sans cesse renouveler leurs ressources. Elles vont chercher bien sûr à fidéliser ceux qui leur font déjà confiance. Mais, il leur faut aussi chercher de nouveaux donateurs pour compenser l’érosion naturelle des fichiers.
Avant les crises financières et économiques, en appliquant les mêmes règles que celles des années précédentes, toutes les opérations de fundraising étaient rentables. Il n’était donc pas nécessaire de chercher à connaître précisément les causes de succès d’une campagne de levée de fonds. Les coûts associés à la collecte évoluaient dans certains cas moins vite que la collecte en elle-même. La notion de marge et les analyses des ratios étaient plus connues dans les services financiers que marketing des associations.
Pourtant, les opérations de fidélisation et de prospection dans leur globalité ont bien un coût : newsletters, mailing, achat de fichier comme celui des lecteurs de l’Express ou d’une société de la VPC, etc. Les volumes peuvent devenir rapidement significatifs : 10 messages/an à 100.000 donateurs actifs, cela fait 1 million de messages par an…Même si les associations échangent leurs fichiers volontiers pour élargir leur base prospect de manière peu coûteuse.
Or, l’environnement est devenu radicalement plus âpre. Il ne suffit plus de jeter ses filets à la mer pour les remplir. En absence de croissance économique, certaines campagnes de marketing associatives ont vu leur rendement chuter, notamment auprès des donateurs fidèles, alors que ces sympathisants constituent la cible la plus facile à atteindre.
En prospection téléphonique également, les taux de couverture ont baissé depuis 2 ans, si bien que de nombreuses associations de taille modestes ont abandonné provisoirement ce canal.
Certaines associations ont donc découvert à leurs dépens qu’elles ne peuvent plus ignorer les frais de collecte, afin de maintenir un rapport raisonnable entre le volume des dons et les coûts associés. D’autant plus que les médias s’intéressent de près à la part des frais marketing dans le budget global. Les notions de marges ont fait leur apparition d’abord dans l’univers de la conquête, notamment dans le marketing téléphonique, où les taux de couverture sont plus difficiles à atteindre que dans l’univers de la fidélisation, où tout est rentable surtout dans l’univers des actifs 0-24 mois.
Dans cette veine, il ne suffit plus de s’adresser au « public », quelque peu anonyme, mais il faut toucher des individus dans leur diversité et de leur potentiel. Comme l’illustre les yeux doux du monde associatif pour « les ISF » cible stratégique et très sensible politiquement.
A ce titre, les agences de fundraising et de communication ont toujours joué un rôle vital pour informer les donateurs sur les missions de l’association, pour accroître sa notoriété, et faire grossir son fichier de sympathisants et de donateurs, comme par exemple sur les réseaux sociaux.
Actuellement, l’idée est d’adapter les messages par typologie des ménages ou par type de canaux (postal, téléphone, internet). Comme en mer, où les bateaux utilisés par les pêcheurs sont conçus en fonction de ce qu’ils veulent pêcher, des sardines ou du thon.
Quelles sont les données dont disposent les associations ?
RB : Le fichier d’une association, c’est le nerf de la guerre. Plus il est important, plus l’association pourra affiner sa stratégie. Encore faut-il pouvoir le faire parler.
Le critère de référence dans la profession est la récence, c’est-à-dire la durée écoulée depuis le dernier don à l’association. En effet c’est ce critère qui structure et définit la potentialité d’un donateur. En gros, dans une campagne de fidélisation, 70 à 80% de la collecte provient habituellement de personnes ayant donné depuis moins de 12 mois, puis 10 à 15%, de donateurs anciens de 12 à 24 mois. Le solde est apporté par les donateurs de plus de 24 mois, qu’on qualifie d’« inactifs » contrairement aux précédents, baptisés d’ «actifs».
Plus la récence s’éloigne et moins le donateur va recevoir de messages. La probabilité de donner s’effondre souvent à partir de 18-24 mois, avec des variations suivant le type, la cause et la taille de l’association.
Les équipes du marketing doivent positionner leurs curseurs en tenant compte de certaines contraintes, comme les objectifs financiers, qui leurs sont imposés par leur direction, comme un budget marketing fixé sur une logique annuelle. Ces curseurs doivent être mis en face du potentiel disponible identifié, calculé avant chaque campagne, soit en privilégiant le volume, c’est-à-dire le chiffre d’affaires collecté, ou la marge réalisée.
Répondant à une autre logique mathématique que la récence, la grille de don est souvent adaptée en fonction du montant du dernier don (capacité de donner) pour la fidélisation et d’une façon «plus intuitive et empirique » pour la conquête. Maintenant grâce aux nouveaux outils mis en place par OKtos au service des principales agences du marché (score montant), on arrive à mieux adapter les grilles de don en fonction des potentiels mis en évidence par les notes de score sur les plans fichiers de prospection.
L’ensemble des données issues de l’informatique de l’association sont précieuses, mais Oktos, compte tenu de sa base de connaissances, est capable de segmenter les donateurs actifs (0-12 mois et 12-24 mois en plusieurs classes pour atténuer la prédominance de la récence et mettre en valeur d’autres critères comportementaux permettant de mieux identifier les populations à potentiel.
En période de basse mer, où certains écueils surgissent ou effleurent à peine, nous aidons nos partenaires à identifier les zones de non rentabilité.
Lorsque l’association souhaite optimiser son budget de fundraising, avec une vision à court et moyen terme, elle a ainsi l’opportunité de concentrer ses efforts, là où ses espérances sont les plus fortes pour un budget donné. Il est ainsi possible qu’il ne soit pas rentable de réactiver certains donateurs inactifs, lorsqu’on intègre le critère de la marge. Dans certains cas, il sera plus pertinent de chercher des prospects, même si la rentabilité de ces derniers n’est pas toujours immédiate.
Les ONG peuvent-elles être amenées à réorienter leurs efforts ?
RB : S’il existe des poches non rentables, les ONG doivent aussi repérer les meilleurs filons. Il peut se révéler judicieux d’investir des moyens financiers additionnels pour mieux toucher certains segments de donateurs potentiels. Par exemple, des donateurs CSP+ à relancer par téléphone, même s’ils n’ont pas donné suite à un mailing.
Très opportunément, la Fondation d’Auteuil emploie des coursiers à la fin de la période de déclaration à l’ISF, afin d’optimiser sa collecte. Elle échange ainsi physiquement des chèques contre des reçus fiscaux jusqu’à la dernière minute pour le plus grand bienfait des enfants qu’elle défend.
Ces segmentations se traduisent elles vraiment dans les chiffres ?
RB : Il existe un axe de la valeur. Moins de 5% des donateurs représentent plus de 30% de la collecte.
Au final, Oktos intervient comme un radiologue. Nous fournissons une photographie à l’instant T de la géographie et du potentiel des donateurs en France. Dans la foulée, les agences, dont nous sommes partenaires et qui veulent mettre la data au cœur de leur politique, vont pouvoir concevoir des stratégies adaptées pour mettre en valeur les points forts de l’association ou de la Fondation.
Ainsi, chaque maillon de la chaîne est susceptible d’apporter un levier supplémentaire.
Faut-il rémunérer les fundraisers aux résultats ?
RB : Ce n’est pas possible. De nombreux aléas peuvent influencer les donateurs, comme la situation économique et sociale ou certains évènements particulièrement dramatiques. Les Français peuvent ainsi se montrer exceptionnellement généreux en cas de chocs émotionnels, comme lors de la tragédie du tsunami. Ce type d’évènements imprévisibles génère des dons massifs pour un coût négligeable car ils sont spontanés. De plus, l’efficacité de la levée de fonds se mesure dans la durée
jeudi 25 octobre 2012
Charity Navigator pousse les ONG américaines à progresser
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Créé en 2001, Charity Navigator est devenu la référence dans l’évaluation des œuvres caritatives américaines. Son succès repose sur sa simplicité.
Le Navigator analyse les documents émis par les ONG et les Fondations auprès des autorités fiscales (IRS) ou utilise des questionnaires. Ainsi les donateurs disposent d’un maximum d’éléments avant de soutenir une cause.
Le site attire 3,3 millions de visiteurs uniques. Il aurait généré un volume global de dons de 10 milliards de dollars, soit 20 fois plus qu’en 2003.
Le système de notation se veut sans biais. Actuellement, plus de 5.700 organisations sont passées régulièrement au crible. Figurent dans son radar les organisations de type 501(c)(3), qui remplissent le formulaire Form 990s. Ce qui exclue les associations plus modestes (Form 990-EZ) ou à caractère religieux (comme pour le Comité de la Charte).
Ses recherches portent notamment sur la santé financière de ces organisations et sur leur transparence (accountability and transparency). Certains aspects délicats sont aussi étudiés, comme l’existence d’éventuels conflits d’intérêt et la Whistleblower’s policy (procédure protégeant les lanceurs d’alerte au sein des organisations). Ce dispositif va être étendu prochainement à l’évaluation du reporting de leur impact. L’intérêt de la démarche est de faire monter progressivement en gamme le secteur associatif américain vers une meilleure gestion et une bonne gouvernance. A la fois arbitre et bon samaritain, le Charity Navigator contribue à faire bouger les lignes.
Un dispositif plébiscité
Ce rater online a remporté de nombreux prix, comme celui du Kiplinger's Financial Magazine ("One of the Best Services to Make Life Easier»).
L’influence du Charity Navigator est en outre renforcée par des partenariats média, comme celui de CNN. De même avec Foundation Source, qui fournit des données aux Fondations.
Le Navigator collabore également avec GreatNonprofits. Créé en 2007, ce dernier diffuse des jugements émis par les Internautes, qui relatent leurs expériences personnelles avec les ONG. GreatNonprofits fonctionne comme d’autres sites participatifs comme Epinions, Zagats, ou encore TripAdvisor. Les personnes qui y témoignent sont des volontaires, des donateurs ou encore des bénéficiaires. 1,2 million d’associations américaines y sont recensées. Le site aurait entre 1 et 2,3 millions de visiteurs uniques par jour.
Base de la confiance, Charity Navigator n’accepte pas d’argent des organismes qu’il note.
Charity Navigator est lui-même un non-profit 501, qui vit des donations des particuliers, des entreprises ou des Fondations. Lors de sa création, la charity rater était financé exclusivement par 2 philanthropes de New York, John and Marion Dugan. John P. Dugan a été reconnu par Ethisphere en 2010 comme faisant partie des «100 Most Influential People in Business Ethics». Il était auparavant fondateur et Chairman de PDI, Inc., une entreprise qui fournit des services dans le domaine des laboratoires pharmaceutiques avant de prendre sa retraite en avril 2010.
Le photographe Américain John Barett Reed, qui a lance la plateforme solidaire Nuru , qui a pour vocation à financer le travail des photoreporters, mais aussi à soutenir certaines causes. Il utilise le Charity Navigator pour sélectionner les bénéficiaires jugés comme très efficaces comme Kiva, Acumen Found ou Malaria no more. Comme il le confiait au journal suisse Le Temps le 8 octobre dernier
C’est extrêmement compliqué pour nous de savoir comment l’argent doit être utilisé, sur quoi mettre l’accent et qui aider en priorité. Nous sommes des experts en reportage et non en gestion humanitaire, dès lors nous nous reposons sur nos partenaires existants et sur des services comme Charity Navigator.
Une ambition croissante
Le budget actuel du Navigator dépasse 1 M$. Il devrait doubler dans les prochaines années en visant 9 millions de donateurs en 2015.
10.000 associations et charities américaines devraient être prochainement évaluées.
La notation finale est simple à comprendre, comprise entre 0 et 4 étoiles. Elle résulte du cumul d’une batterie de critères évalués chacun une échelle de 1 à 10, concernant la bonne santé financière et la gouvernance/transparence. Les données chiffrées sont comparées à d’autres associations du même domaine pour plus de cohérence. Les ONG les mieux notées en font part en général sur la première page de leurs sites internet, avec possibilité de lire le rapport d’un clic et de faire un don.
Les dérives du fundraising dans le collimateur La collecte de fonds est parfois pratiquée par des voyous. Les frais pris par certaines agences spécialisées sont si élevés, qu’il ne reste dans certains cas que la portion congrue à l’ONG. Comme le montre cette vidéo du Better Business Bureau, un concurrent du Navigator.
Le dispositif mis en place par Charity Navigator semble bien répondre à de véritables besoins. Néanmoins, il est sans doute encore perfectible :
- Pour Ms. McCurdy, International Partner dans le cabinet d’avocats Locke Lord Bissell and Liddell LLP, il ne prend pas en compte la diversité dans son rating. De plus, il ne compte qu’une femme à son board sur 10 personnes, même si son advisory panel comprend 6 femmes sur 26 membres.
- La trésorerie (Working Capital Ratio) des ONG est analysée comme un facteur de stabilité, la meilleure note étant systématiquement attribuée à partir de 250 M$. Néanmoins, le Navigator ne semble pas regarder dans le détail la qualité et la diversification de ces actifs.
- Tant que les impacts des ONG sur le terrain ne seront pas pris en compte, les indicateurs de santé financière risquent d’être surestimés dans la note totale. Le ratio frais de siège/ fonds levés notamment souvent considéré à tort comme le meilleur indicateur de la performance d’une ONG.
The lessons of Madoff have not been learned. The overwhelming majority of boards do not take their responsibilities seriously and many operate like social clubs. Investments are not managed as thoughtfully as they should be—very conservatively and with great care. If the board is asleep at the switch with respect to investments, trust me, they are not minding the store in other areas. Especially in the current economic environment with less government support for charitable causes, squandering precious charitable dollars is unforgivable and is, unfortunately, leading to donor fatigue.
Effet pervers du système
Certaines ONG manipulent le montant des dons en nature (in-kind). Notamment la valeur ou l’estimation du prix des médicaments reçus (et parfois même achetés), pour améliorer le ratio dépenses dans des programmes/budget total. Certains transferts de dons ressemblerait à de la cavalerie, un même don circulant entre plusieurs charities.
L’association de consommateur Call 12 for Action a mis en avant certains travers de Food for the Hungry et la Breast Cancer Society. Comme le souligne The Republic | azcentral.com dans son post “ Call 12: Two Arizona charities face scrutiny”
The amount of donations made by charities is critical to their bottom line. The more a charity claims that it gives, the more it can spend on salaries and other expenses, such as travel and conferences, without raising red flags among groups that rate non-profits based on administrative-expense ratios.C’est ainsi que l’association Islamic Relief USA se serait hissée dans le club des 200 plus grosses charities.
Pourtant, le Charity Navigator serait plutôt moins exigeant que les médias français sur le niveau des frais administratifs, sauf dans le cas des banques alimentaires, qui auraient des structures plus légères et qui auraient moins besoin de manipuler du cash.
Selon ses statistiques, 7 charities sur 10 dépensent ainsi moins de 25% de leur budget en frais administratifs, et même 9 sur 10 moins de 35%, les plus dépensiers étant les musées.
Le Navigator dans l’actualité
Le rating 4 étoiles de la Lance Armstrong Foundation considérée comme bien gérée.
Et Invisible Children. Cette association ne s’est vue accorder que 2 étoiles en Accountability & Transparency, car elle ne fait appel à moins de 5 administrateurs indépendants, soit moins de la majorité du Board.
Encore récemment, The Andre Agassi Foundation for Education, créée en 1994, a été mal notée par le Navigator en raison du coût de la collecte et d’un manque relatif de transparence. Pour le champion, le programme éducatif de la Fondation ne sera jamais bien noté par Charity Navigator, car ce dernier est incapable de juger son originalité. Elle devrait selon lui être appréciée selon d’autres méthodes.
La célébrité permettrait-elle d’échapper à la redevabilité ? Selon la presse, les anciens sportifs les plus populaires des Etats-Unis arrivent mieux que les autres à capter les fonds publics.
Pour aller plus loin
Charity Navigator, America's largest independent charity evaluator
http://www.charitynavigator.org/
La Mie de Pain/ Comité de la Charte 4.12.2010
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2010/12/la-mie-de-pain-est-le-64eme-association.html
Revue Capital; Décembre2010
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2010/12/capital-fait-la-pluie-et-le-beau-temps.html
Global Impact soigne son apparence.
Mars 2010
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2010/03/long-global-impact-se-fait-belle-pour.html
Breast cancer charity accused of fraud. Juillet 2011 http://www.newsnet5.com/dpp/money/consumer/dont_waste_your_money/breast-cancer-charity-accused-of-fraud-wcpo
Forbes. 21/06/2012 Charities No Better At Investing Since Madoff http://www.forbes.com/sites/edwardsiedle/2012/06/21/charities-no-better-at-investing-since-madoff/
The Pittsburgh Tribune-Review. 7/10/2012
Athletes seem to have an advantage when competing for tax dollars. http://www.menafn.com/menafn/e111b58c-9aea-4629-b476-817344f34961/Athletes-seem-to-have-an-advantage-when-competing-for-tax-dollars?src=main
TribLive. 17/10/2012
Agassi doesn’t discuss getting tax money
http://triblive.com/news/allegheny/2780054-74/agassi-charity-foundation-money-charter-million-navigator-star-john-andre#axzz2AEDALFo0
mercredi 11 juillet 2012
microDon fait marcher entreprises, salariés et associations dans le même sens
microDON est une entreprise sociale et solidaire qui cherche à convaincre les Français à donner plus souvent de petites sommes. Comment ? En introduisant des actes de micro-générosité dans notre vie de tous les jours.
microDON est ainsi le pionnier en France de la «générosité embarquée », embedded generosity. Un concept que son fondateur Pierre-Emmanuel Grange a découvert par hasard au Mexique en 2005 en faisant ses courses. A ce titre, cette initiative aussi simple que belle, s’inscrit bien dans la philosophie du social business, qui encourage la duplication et le changement d’échelle.
Le shopping citoyen
Le principe est de proposer au consommateur d’effectuer un don à l’occasion de certaines transactions commerciales, sur une facture, un ticket de caisse, un achat en ligne. Le citoyen a ainsi l’occasion de donner à une association une somme allant de quelques centimes à quelques euros. Sur les points de vente, des cartes microDON sont disposées visiblement à la caisse, permettant à chacun de découvrir le système et, le cas échéant, de choisir une cause, ce qui a pour effet d’ajouter une somme marginale au prix du caddie. Ainsi une multitude de donateurs qui font preuve de générosité de manière indolore produisent un effet masse.
Ce sont de nouvelles technologies développées par l’entreprise sociale et solidaire qui assurent la viabilité du système. Les dons effectués à travers les outils de microDon sont intégralement reversés à des associations. La société se rémunère en fait sur les prestations qu'elle propose aux entreprises et collectivités pour mettre en place les outils de collecte.
L'arrondi à la caisse au Mexique, "el redondeo" né en 2003, représente aujourd'hui plus de 100 millions de Pesos récoltés par année, soit plus de 6 millions d’euros.
Le concept se décline aussi pour les salariés par un prélèvement modique sur le bulletin de paie. Dans les entreprises partenaires de microDon, les salariés ont la possibilité de soutenir des actions d’intérêt général en réalisant chaque mois des micro-dons sur leur net à payer.
Un portail web connecté aux systèmes de gestion de paie, permet notamment à l’utilisateur de choisir son association bénéficiaire, de télécharger son reçu fiscal, de moduler son don dès qu’il le souhaite, et de s’informer sur le suivi des projets auxquels son don contribue.
Ce système ingénieux est renforcé par le principe de co-solidarité « employeur-employé » puisque l'employeur associé à l'opération, double le montant du don. Il s’ouvre ainsi des possibilités de déduction fiscale. La technologie de l’arrondi solidaire étant opérationnelle, MicroDon cherche aujourd’hui à faire connaître les avantages de cette action citoyenne, qui s’intègre bien dans une démarche RSE.
Le taux de participation des salariés est en moyenne de 25% dans les pays où le concept du don sur salaire est répandu. Mais, certaines compagnies dépassent même les 70% de participation en quelques mois.
En Grande-Bretagne, le don sur salaire « payroll giving », aussi connu sous les noms Give As You Earn ou encore workplace giving, a permis l'an dernier de récolter 114 millions de livre sterling, soit 145 millions d’euros. En 25 ans, 1,2 milliard de livres ont ainsi été levées selon l’APGO (Association of Payroll Giving Organisations)
Pour le Premier Ministre, David Cameron:
Pourquoi pas la vôtre ?
Pour aller plus loin :
Ecouter le témoignage sur France Info
http://www.franceinfo.fr/economie/initiative-france-info/le-microdon-des-centimes-pour-changer-le-monde-632661-2012-06-01
Témoignage de Pierre Emmanuel Grange sur France Générosités. Mars 2012 http://www.francegenerosites.org/ewb_pages/t/tribune-2044.php?PHPSESSID=65e812b4b77c82f780a625ee5aeb5dea
Le site Internet :
http://www.larrondisolidaire.org
http://www.microdon.org/
Microdon a bénéficié fin juin d’une campagne de communication originale de l’Agence Limite, en marge du séminaire annuel de l’AFF (association française des fundraisers). http://mikerodon.wordpress.com/
Actionnariat :
microDon a d’abord été lancée sous forme associative en 2007, avant d’opter pour le statut d’entreprise sociale en 2009. En 2011, près d'une trentaine d'opérations carte microDON ont été mises en place. Fin 2011, près de 10.000 salariés ont accès au don sur salaire. microDON a même présenté en octobre à l'ONU une étude sur les micro-donations avec le CERPHI. La société vient d’ouvrir son capital.
Les investisseurs de microDON sont notamment des fonds solidaires d’investissement : Equisol (Esfin Gestion/Région Ile-de-France), Innov’ess (France Active), et SOLID (Sigefi Venture Gestion/Groupe Siparex), ainsi que le FundRaising Lab (Antoine Vaccaro, expert en fundraising) et Yann Borgstedt (Business Angel membre d’Ashoka support Network)
microDON bénéficie de l’agrément préfectoral «Entreprise Solidaire », fait partie de La Ruche (la communauté des entrepreneurs sociaux), et est membre de la première heure du mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES).
For the sixth consecutive year BT has been awarded a Gold Payroll Giving Quality Mark Award. http://www.payrollgiving.co.uk/casestudies.php?getID=5&getTitle=Case%20Studies
Photo caption: A giant card was delivered to 10 Downing Street by members of APGO and representatives of companies who support Payroll Giving, and charity representatives to mark the 25th anniversary of the scheme and celebrate the £1.2 billion raised tax free for charities.
microDON est ainsi le pionnier en France de la «générosité embarquée », embedded generosity. Un concept que son fondateur Pierre-Emmanuel Grange a découvert par hasard au Mexique en 2005 en faisant ses courses. A ce titre, cette initiative aussi simple que belle, s’inscrit bien dans la philosophie du social business, qui encourage la duplication et le changement d’échelle.
Le shopping citoyen
Le principe est de proposer au consommateur d’effectuer un don à l’occasion de certaines transactions commerciales, sur une facture, un ticket de caisse, un achat en ligne. Le citoyen a ainsi l’occasion de donner à une association une somme allant de quelques centimes à quelques euros. Sur les points de vente, des cartes microDON sont disposées visiblement à la caisse, permettant à chacun de découvrir le système et, le cas échéant, de choisir une cause, ce qui a pour effet d’ajouter une somme marginale au prix du caddie. Ainsi une multitude de donateurs qui font preuve de générosité de manière indolore produisent un effet masse.
Ce sont de nouvelles technologies développées par l’entreprise sociale et solidaire qui assurent la viabilité du système. Les dons effectués à travers les outils de microDon sont intégralement reversés à des associations. La société se rémunère en fait sur les prestations qu'elle propose aux entreprises et collectivités pour mettre en place les outils de collecte.
L'arrondi à la caisse au Mexique, "el redondeo" né en 2003, représente aujourd'hui plus de 100 millions de Pesos récoltés par année, soit plus de 6 millions d’euros.
Le concept se décline aussi pour les salariés par un prélèvement modique sur le bulletin de paie. Dans les entreprises partenaires de microDon, les salariés ont la possibilité de soutenir des actions d’intérêt général en réalisant chaque mois des micro-dons sur leur net à payer.
Un portail web connecté aux systèmes de gestion de paie, permet notamment à l’utilisateur de choisir son association bénéficiaire, de télécharger son reçu fiscal, de moduler son don dès qu’il le souhaite, et de s’informer sur le suivi des projets auxquels son don contribue.
Ce système ingénieux est renforcé par le principe de co-solidarité « employeur-employé » puisque l'employeur associé à l'opération, double le montant du don. Il s’ouvre ainsi des possibilités de déduction fiscale. La technologie de l’arrondi solidaire étant opérationnelle, MicroDon cherche aujourd’hui à faire connaître les avantages de cette action citoyenne, qui s’intègre bien dans une démarche RSE.
Le taux de participation des salariés est en moyenne de 25% dans les pays où le concept du don sur salaire est répandu. Mais, certaines compagnies dépassent même les 70% de participation en quelques mois.
En Grande-Bretagne, le don sur salaire « payroll giving », aussi connu sous les noms Give As You Earn ou encore workplace giving, a permis l'an dernier de récolter 114 millions de livre sterling, soit 145 millions d’euros. En 25 ans, 1,2 milliard de livres ont ainsi été levées selon l’APGO (Association of Payroll Giving Organisations)
Pour le Premier Ministre, David Cameron:
“The amount of money that people give to charities in this country is a testament to the generosity of the British people. Payroll Giving is a great idea because it makes giving easier and a normal part of life.”D'ici fin 2012, une dizaine d'entreprises auront franchi le pas en France.
Pourquoi pas la vôtre ?
Pour aller plus loin :
Ecouter le témoignage sur France Info
http://www.franceinfo.fr/economie/initiative-france-info/le-microdon-des-centimes-pour-changer-le-monde-632661-2012-06-01
Témoignage de Pierre Emmanuel Grange sur France Générosités. Mars 2012 http://www.francegenerosites.org/ewb_pages/t/tribune-2044.php?PHPSESSID=65e812b4b77c82f780a625ee5aeb5dea
Le site Internet :
http://www.larrondisolidaire.org
http://www.microdon.org/
Microdon a bénéficié fin juin d’une campagne de communication originale de l’Agence Limite, en marge du séminaire annuel de l’AFF (association française des fundraisers). http://mikerodon.wordpress.com/
Actionnariat :
microDon a d’abord été lancée sous forme associative en 2007, avant d’opter pour le statut d’entreprise sociale en 2009. En 2011, près d'une trentaine d'opérations carte microDON ont été mises en place. Fin 2011, près de 10.000 salariés ont accès au don sur salaire. microDON a même présenté en octobre à l'ONU une étude sur les micro-donations avec le CERPHI. La société vient d’ouvrir son capital.
Les investisseurs de microDON sont notamment des fonds solidaires d’investissement : Equisol (Esfin Gestion/Région Ile-de-France), Innov’ess (France Active), et SOLID (Sigefi Venture Gestion/Groupe Siparex), ainsi que le FundRaising Lab (Antoine Vaccaro, expert en fundraising) et Yann Borgstedt (Business Angel membre d’Ashoka support Network)
microDON bénéficie de l’agrément préfectoral «Entreprise Solidaire », fait partie de La Ruche (la communauté des entrepreneurs sociaux), et est membre de la première heure du mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES).
For the sixth consecutive year BT has been awarded a Gold Payroll Giving Quality Mark Award. http://www.payrollgiving.co.uk/casestudies.php?getID=5&getTitle=Case%20Studies
Photo caption: A giant card was delivered to 10 Downing Street by members of APGO and representatives of companies who support Payroll Giving, and charity representatives to mark the 25th anniversary of the scheme and celebrate the £1.2 billion raised tax free for charities.
mercredi 11 avril 2012
Rien ne garantit une embellie du secteur associatif anglo-saxon en 2012


Selon certains spécialistes de la philanthropie, les organisations caritatives américaines auraient peut être connu en 2011 une année de transition. Pour la première fois en effet depuis 2007, une majorité d’entre elles, 53% précisément, ont vu leur collecte progresser. Sans compter que 16% de ces organisations sont aussi parvenues à maintenir leurs revenus (contre 24% un an plus tôt).
C’est ce qui ressort du Nonprofit Research Collaborative (NRC), qui est actualisé deux fois par an. Un questionnaire à cet effet a ainsi été envoyé à environ 1.600 organisations non lucratives début 2012.
Mais, l’heure n’est pas encore à la fête, puisque encore 31% d’entre elles ont perdu des ressources, contre 46% en 2010. Au total, point positif, 59% des répondants ont atteint leurs objectifs en 2011. Mais, la situation a déjà été nettement meilleure, puisqu’en 2006, selon le GuideStar Survey, 69% des organisations non lucratives avaient connu une année prospère.
Selon les explications données par Andrew Watt, Président de l’Association of Fundraising Professionals (AFP), la hausse des dons observée au dernier trimestre 2012 s’expliquerait par la reprise de l’économie, même timide, et du désir des Américains de soutenir leurs communautés.
Pour savoir si 2011 a constitué une année de césure, il faudra une confirmation d’un regain de générosité sur l’année en cours. Pour les sondés, tout dépendra de l’environnement économique et financier, notamment au second semestre, non seulement aux Etats-Unis, mais dans le reste du monde.
Pour l’heure, 70% des sondés anticipent tout de même une hausse de leurs revenus en 2012. Mais, les "conditions psychologiques" ne semblent pas complètement réunies pour permettre de retrouver les niveaux de dons d’avant crise, notamment de la part des entreprises.
Les autres tendances qui ressortent du rapport sont :
- Le succès de la collecte online. 60% des organisations caritatives qui l’utilisent collectent de mieux en mieux par ce biais.
- Les meilleurs résultats en fundraising sont obtenus par les organisations qui multiplient les sources de revenus. Rares sont celles qui collectent encore plus de 25% de leurs fonds par une seule méthode. L’ère est au multi-canal.
- L’implication des dirigeants de l’association, soit directement financière, en mettant la main à leurs poches, soit sous forme de recommandation ou de participation à des évènements, facilite la collecte, auprès des prospects-donateurs et du secteur privé.
- Les associations ayant un budget inférieur à 1 million de dollars ont plus de mal à attirer les dons.
- La collecte peut aussi être freinée dans les associations de taille moyenne par un sous effectif dans l’équipe de levée de fonds. Certains dirigeants évoquent même ressentir un besoin de davantage d’expertise (ex faire appel à un consultant).
Une des principales explications tient à l’érosion de leurs actifs, qui ont subi ces dernières années la chute des marchés financiers, notamment avec une baisse de 3,5% de leurs réserves en 2011. De 2007 à 2011, les actifs des 10 plus grosses fondations américaines ont fondu de 25 milliards de dollars... Dans ce contexte, la tendance est au maintien des programmes existants au détriment des nouveaux projets. Et, l’univers caritatif tient à souligner que dans cet environnement, il n’a pas les moyens actuellement de compenser le désengagement de l’Etat sur le terrain.
Une autre source révèle la vulnérabilité d’une partie du tissu associatif américain. 272.000 œuvres caritatives et fondations ont disparu des registres de l’IRS (Internal Revenue Service) l’an dernier, soit une chute de 11%. Elles ont perdu leur statut fiscal, n’ayant pas été capables de s’adapter aux nouveaux critères exigés par les formulaires fiscaux, issus d’une réforme de 2006. Ce qui signifie que leurs donateurs ne peuvent plus bénéficier d’une réduction de leur imposition.
Au final, les associations éligibles à l’IRS (under Section 501(c)(3)) s’établiraient ainsi désormais à 1,1 million au total. Outre cet élément réglementaire, l’agence IRS observe un manque d’élan. Seulement 55.319 entités ont demandé à bénéficier des avantages de l’IRS en 2011, soit une baisse de 7,7% par rapport à 2010 et même de 35% par rapport à 2007.
Cet effondrement tranche avec la période précédente, qui avait enregistré un doublement des associations caritatives et fondations, bénéficiant de cette reconnaissance fiscale, de 1995 (626.000 organisations enregistrées alors) à 2010. La crise financière aurait tari le flux des Grant Makers. Il n’y a eu que 950 fondations créées en 2009, selon les données disponibles les plus récentes, selon le Foundation Center. A comparer à un pic de 6.400 en 2000…
Dans le même temps, outre-manche, le monde associatif se mobilise contre la réforme fiscale engagée par George Osborne, qui vise à plafonner les dons des particuliers.
Comme en témoigne un article récent du Guardian, un responsible d’Unicef UK précise que dans les cas d’urgence, la levée des fonds nécessaires est souvent permise grâce à l’effet de levier des high-level donors, qui peuvent faire un chèque de £100.000 ou plus sans sourciller.
Une enquête menée par la Charities Aid Foundation a mis en évidence que 8 donateurs sur 10 les plus aisés vont tout simplement reconsidérer leurs positions en raison de cette nouvelle donne fiscale. Le fait de caper le don à £50.000 ou 25% des revenus annuels va, selon ce rapport, les forcer à réduire leurs dons à hauteur d’au moins 40%...Une reforme fiscale paradoxale, dans un pays qui a connu de violentes émeutes.
Pour aller plus loin :
The Guardian. 7 avril 2012. Charities lose critical funding as George Osborne hits the richest donors
http://www.guardian.co.uk/society/2012/apr/07/charity-donors-tax-relief-budget
Une campagne de lobbying, baptisée "Give It Back, George", a été lancée pour faire pression sur le législateur : à lireici
Juste issu des fonts baptismaux, Big Society Capital entend apporter de l'argent frais au secteur de l'entrepreneuriat social. Doté de 600 millions de livres en provenance de comptes bancaires en sommeil, ce fond est présenté comme un pionnier d’une finance plus durable. Sir Ronald Cohen, dirigeant de Big Society Capital a déclaré le 4 avril dernier sur Channel 4 News le danger de caper les dons, ce qui aurait pour effet d’annihiler tous les efforts du fond qu’il préside.
Royaume-Uni : Entrepreneuriat et investissement social, un nouveau partenariat au service de la cohésion sociale
http://ec.europa.eu/internal_market/social_business/docs/conference/cohen_fr.pdf
The Nonprofit Research Collaborative (NRC)
This survey was conducted online in January and February 2012 about fundraising results from 2011 and plans for 2012. The 1,602 U.S. respondents form a convenience sample. There is no margin of error, as it is not a random sample of the population studied. Reported results are statistically significant using chi-square analysis.
Le dernier rapport est consultable ici :
www.NonprofitResearchCollaborative.org
About the Nonprofit Research Collaborative (NRC)
Each NRC member has, at a minimum, a decade of direct experience collecting information from nonprofits concerning charitable receipts, fundraising practices, and/or grantmaking activities. NRC partners are the Association of Fundraising Professionals; Blackbaud; Campbell Rinker; the Center on Philanthropy at Indiana University; Convio; Giving USA Foundation; and the National Center for Charitable Statistics at the Urban Institute.
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