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jeudi 26 mars 2020

Le storytelling maîtrisé de Rainforest Action Network


Voici le troisième volet d’une série de posts relatifs à une campagne de plaidoyer de Rainforest Action Network contre certains groupes, en particulier Citigroup. 

Rainforest Action Network a réussi à entraîner dans sa cause une multitude d’acteurs disparates, de jeunes collégiens en culotes courtes jusqu’à des peoples influents. 

Elle y est parvenue grâce à une parfaite maîtrise de son discours. Le maintien d’un certain rythme, ainsi que de nombreuses adaptations pour toucher tous les publics, ont aussi permis à ce discours de tenir bon pendant tout un marathon, en étant aussi déclinés sur différents tableaux ; siège social, assemblée générale des actionnaires, universités, etc. 

Dans ces batailles, Rainforest Action Network a toujours cherché à garder la main. Ilyse Hogue et Patrick Reinsborough, qui sont passés par cette organisation, ont théorisé son processus de communication. Ils ont été associés dans la société de communication « SmartMeme, changing the story ».

Selon cette dernière, chaque campagne oppose de manière inhérente un pouvoir partisan du statu quo à des agents de changement. « Dans cette bataille, on doit s’assurer qu’on n’est pas seulement en tain de raconter l’histoire de la Bataille, mais en vérité se battre pour la bataille de l’histoire ».

 Ils font référence au « meme », de la théorie memeric, qui vaut qu’une idée contagieuse se répande sans perdre sa signification, comme un virus dans l’organisme. Cette théorie s’inscrit notamment dans le fil des travaux du sociologue Gabriel Tarde (1843-1904).



Il a en particulier développé certains thèmes comme la foule et l’imitation.



Le mot histoire devient même un slogan pour Patrick Reinsborough, dans le cadre d’un plan de formation : STORY = Strategy, Training & Organizing, Ressources of Youth.

Vu sous cet angle, Rainforest Action Network a bien appliqué une stratégie similaire, qui consiste à entraîner ses troupes, à les structurer et a à mobiliser les écoliers et les étudiants. En face, les dirigeants de Citigroup ont fait profil bas, réagissant aux attaques par des paroles de bonne volonté, sans pouvoir glaner d’autres soutiens.

 Dans un outil aux militants, l’ONG précise explicitement que ses actions permettent « de divertir le personnel des sociétés attaquées, d’occuper leurs ressources, en les empêchant de nouer de nouvelles relations commerciales ».

Pour les intervenants de SmartMeme, « avec la compilation de toutes nos histoires, des conflits sensationnels et des idées contagieuses, les défenseurs de nos communautés vont submerger les campagnes de relations publiques à plusieurs millions de dollars et fissurer le monopole des médias».

La collaboration comme seule issue 

Richard D North, un commentateur britannique conservateur, qui a travaillé dans différentes revues comme spécialiste de l’Environnement, a signé une chronique titré « Living with the enemy » dans The Economist du 7 août 2003. Il déplorait ce genre de campagne de plaidoyer : « Ce n’est plus une partie de plaisir d’être le patron d’une multinationale assiégée par des activistes indignés ».

Selon lui, à la suite d’une campagne hautement profilée, la collaboration avec les ONG peut sembler l’issue la plus aisée.

Concernant la leçon infligée par Rainforest Action Network à Citigroup, il fait chapeau bas, malgré son dépit : « Not bad for a group with a dozen staff and a $2M budget ».

Pour lui, le combat est déséquilibré. Les messages des ONG seraient colportés par les médias comme les «Saintes Ecritures» (Holy Writ). Une situation qu’il déplore, car selon lui « les messages de certaines ONG sont choisis moins en fonction de la cause que pour leur capacité à attirer la publicité et les donations en touchant les consommateurs sur des sujets qui vont les rendre furieux ».

Malgré leur faiblesse apparente, qui est même revendiquée paradoxalement comme une preuve d’efficacité, les équipes de Rainforest Action Network ne boudent pas leur plaisir d’avoir « convaincu » une douzaine de sociétés de changer de pratiques, dont toutes ont fait un jour la Une de Fortune. Dans ces combats, l’argent a moins compté que l’imagination.

Le mot « futé » revient souvent chez les commentateurs des batailles menées par cette ONG.

Echecs des contre-attaques 

Plusieurs opérations de déstabilisation ont été intentées contre Rainforest Action Network • Ne reconnaissant pas le rôle éducatif de l’ONG, des actions pour que RAN soit soumise à la fiscalité ont été entamées, sans succès.

  • Un site a même été créé (ONGwatch.org) pour dénoncer le manque de transparence de nombreuses ONG altermondialistes et constituer une base de données sur les 100 plus importantes aux Etats-Unis. 
  • Un contre-feu a été allumé, via la création du site RANamuck (muck en anglais : fiente, crasse). Ce site contenait même l’adresse email de la Tide Foundation, afin qu’on puisse lui envoyer un message, lui demandant pourquoi elle donnait de l’argent à un groupe partisan de l’action violente. Cette dernière action a été quelque peu décrédibilisée, car l’un de ses promoteurs provenait de l’industrie de l’abatage de bois. (selon SourceWatch) 
Finalement, les opposants de Rainforest ont été assez maladroits, certains acteurs cherchant même à les faire passer pour des écoterroristes.

 Comble de malchance, le patron de Citigroup, Sandy Weill, a dû aussi pendant cette période se défendre dans l’enquête d’Eliot Spitzer, sur le rôle de Citigroup dans la faillite d’Enron. Une enquête qui a poussé la banque a renvoyé certains collaborateurs et à instaurer de nouvelles pratiques.

 Pour aller plus loin : 

Le site personnel de Patrick Reinsborough
https://www.patrickreinsborough.com/

 1er post : Rainforest Action Network : tout le génie d’un acteur faible, cliquez ici

 Post N°2 : 2004 : Quand Citigroup cède aux pressions de la jeunesse

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Post suivant : RAN, un concentré de compétences
http://ong-entreprise.blogspot.com/2020/03/rainforest-action-network-un-concentre.html

lundi 18 janvier 2016

USA : les minorités peuvent-elles accéder à la propriété ?

La démographie permet de jeter un regard prospectif sur le dynamisme de l’immobilier aux Etats-Unis. Les statistiques ethniques donnent un regard différencié. Le taux de propriétaires s’élève à 71,9% chez les Blancs non Hispaniques, mais seulement à 42,4% chez les Noirs américains. Le marché immobilier a retrouvé des couleurs après la crise des subprimes, mais tout le monde n’a pas les mêmes chances de devenir propriétaire. 

De 2010 à 2050, 
  • La population américaine devrait croitre de 100 millions de personnes pour atteindre entre 422 (selon l’ONU) et 458 millions d’habitants (selon l’U.S. Census Bureau’s). 
  • Contrairement à d’autres régions du monde (Chine, Japon, Europe, Corée du Sud), pénalisées notamment par un faible taux de fécondité, la population en âge de travailler va continuer à augmenter. 
Dans le passé, la démographie et la croissance économique ont toujours poussé les prix à la hausse.


 Il est possible que le marché revienne sur cette tendance à long terme.

Le taux de propriétaires se situe aujourd’hui au même niveau qu’en 1989, comme en 1967, ce qui donne une idée de la violence de la crise économique et financière.


Le reflux récent tient notamment aux expulsions massives, qui continuent dans certains Etats, dont le processus judiciaire est plus lent.

En 2007, la NAACP, qui défend les personnes de couleur, avait poursuivi en justice Bank of America, Citibank, HSBC, JPMorgan Chase et Wells Fargo, car il considérait que ces institutions financières avaient eu des pratiques de crédits non équitables selon les communautés.

Le facteur ethnique 

Selon l’Urban Institute, les achats de résidences principales par les minorités ethniques pourrait atteindre 75% en 2020, puis bondir à 88% de 2020 à 2030. Et, un nombre croissant de ménages compteront plusieurs générations vivant sous le même toit.

Le moteur du marché immobilier dans les années à venir va venir notamment de la population hispanique, qui a un âge moyen de 27 ans, contre 41 ans pour les Blancs. En 2010, seules 6% des personnes âgées aux Etats-Unis étaient hispaniques.

Cartographie des nouveaux propriétaires (en millions)

Sur la légende : “other” category = Asians, American Indians, and people of other or more than one race

Prévision de répartition des propriétaires immobiliers (en pourcentage de l'ensemble des ménages, total= 100%)



En 2030, l’Institut prévoit que seuls 40% des ménages African American possèderont leurs logements, contre 48% des ménages Hispanic.

Poursuite des inégalités 

La population noire a été durement frappée par la crise des subprimes.

  • Cette dernière, ayant subi de nombreuses expulsions, a vu se tarir ses capacités à long terme de devenir propriétaire. 
  • De plus, les afro-américains ne participent pas tous à la prospérité du pays : ils sont moins bien rémunérés et plus touchés par le chômage. 
Ces facteurs expliquent pourquoi les anticipations sur leur taux de propriété sont aussi sombres, à moins d’un changement radical de politique.
Pour Urban Insititute, l'érosion de l'accession à la propriété afro-américaine doit être corrigée par une politique de prêts hypothécaires plus juste ; Cette population fait face à des défis uniques en matière d’éducation, d'emploi et de justice pénale, autant d’éléments structurels qui entravent leur capacité à parvenir à la sécurité économique et à accumuler des actifs.

Pour que la minorité hispanique accède à la propriété, il faudra aussi sans doute assouplir l’accès au crédit.
  • les prêteurs pourraient élaborer de nouvelles normes de prêts, qui reflèteraient mieux la capacité financière de ce groupe. 
  • de nombreuses familles hispaniques ont plus de deux revenus, une réalité qui n’est pas prise en compte dans la souscription hypothécaire traditionnelle. 



Pour aller plus loin : 

L’article complet en anglais 
http://www.urban.org/urban-wire/can-mortgage-market-handle-surge-minority-homeownership 

Foreclosure crisis continues to hammer black Americans Mortgage crisis continues in many communities 
http://www.thecharlottepost.com/news/2016/01/16/state-national/foreclosure-crisis-continues-to-hammer-black-americans/ 

samedi 18 juillet 2015

Les Chinois s’emmêlent les baguettes en Bourse

 La bourse de Shanghai a bondi de 146% du 30 juin 2014 au 8 juin 2015. Dans le même intervalle, l’indice CAC 40 progressait de 15%. 

Des millions d’actionnaires Chinois se sont vus pendant quelques mois devenir millionnaires sans effort; mais les derniers arrivés ont fini par se brûler les doigts, du fait de l’effondrement récent des actions domestiques chinoises, plus connues sous le vocable d’A-shares. Ce krach a été baptisé par certains de manière exagérée le « 1929 Chinois». 


 Le manque de maturité du marché des capitaux en Chine est mis à l’index pour expliquer ces mouvements de yo-yo. Pourtant, l’éducation financière n’est pas inexistante en Chine.



Un mouvement de fièvre

Selon l’analyse de Tom Orlik, économiste chez Bloomberg, la morosité du marché immobilier, a poussé des millions de Chinois à spéculer en Bourse, principalement des non diplômés.

Ce qui expliquerait le mystérieux rallye des marchés actions chinois au cours du 1er semestre 2015, y compris sur le ChiNext, l’indice des valeurs «nouvelle-génération».



Ces nouveaux actionnaires, largement issus de la classe moyenne, seraient non seulement des retraités désœuvrés, mais
  • Monsieur et Madame tout le monde, du chauffeur de taxi à l‘artisan. Ils se pressaient encore récemment dans des centaines d’officines de courtage, équipées d’un vidéoprojecteur, donnant en temps réels les cours de Bourse. 
  • Mais aussi des investisseurs plus jeunes et mieux instruits, habiles à passer des ordres des plates-formes en ligne. 
  • Mais également des étudiants, toujours prêts à s’échanger des tuyaux vus sur leurs smartphones, à l’aide d’applications parfois fantaisistes, ignorant totalement les fondamentaux des sociétés cotées. 
 Les chiffres sont à la hauteur du pays :
  • selon Lazard Frères Gestion, certains jours, près d’un million de compte-titres étaient ouverts. 
  • les volumes échangés (equity market turnover) seraient passés en moins d’un an de 50% à plus de 250% du PIB chinois, retrouvant leurs niveaux les plus élevés de 2007. 
Il faut dire que les autorités régulatrices du pays avaient autorisé les brokers à augmenter substantiellement leur activité de prêts sur marge, permettant l’achat de titres avec un effet de levier.

Comme le dit le dicton, "ce n'est pas la demande du public qui fait monter les cours, mais les cours en hausse qui créent la demande du public".

Préparer la retraite 

Chaque pays ses coutumes. En Inde, autre champion des BRICs, l’or est prisé depuis des siècles.

De leur côté, les Chinois savent qu’ils doivent préparer leur retraite, d’autant plus que le pays a pratiqué le contrôle des naissances, contrairement à d’autres pays émergeants, où les parents comptent sur le soutien de leur progéniture.

Pour Tony Nash, économiste chez Complete Intelligence à Singapour, peu d’options s’ouvrent à eux. L’une d’elle est la pierre, l’autre le marché actions. Longtemps l’achat d’un bien immobilier a constitué une option sensée pour les ménages chinois, notamment après le krach de 2008.



Faute de solution alternative, dans un mouvement de balancier, les investisseurs chinois passeraient sans s’en rendre compte dans un mouvement moutonnier d’une bulle à l’autre, entre la pierre et les actions, selon le cycle. D’où une grande volatilité, qui peut en laisser certains sur la paille.

Manque de chance, le gel partiel des transactions boursières, décidé dernièrement par les autorités de manière fort peu libérale, a privé certains petits porteurs de liquidités. Selon le China Daily, certains d’entre eux sont poussés à vendre en urgence leurs biens immobiliers.

Le diktat du court terme 

Contrairement aux pays disposant d’acteurs financiers puissants, susceptibles d’aider leurs clients à se projeter dans l’avenir, il existe peu d’investisseurs de long terme pour stabiliser le marché (compagnie d’assurance, etc.)

Loin des images de la Longue Marche, en participant massivement aux introductions en Bourse, les petits porteurs ont cherché des gains rapides en empruntant parfois à moyen terme.

Face à cette ruée, le Shanghai Stock Exchange est devenu un magasin de porcelaine. Certains observateurs mettent en relief l’absence de casinos en Chine continentale pour expliquer cet appétit.

Dan Steinbock, Directeur of International Business at the India, China and America Institute, estime qu’en Chine, 80% des investisseurs sont des particuliers.

Opportunistes, certains Chinois prennent des risques excessifs. De nombreux témoignages cités dans la presse indiquent qu’une part importante des petits porteurs a investi en Bourse dans l’espoir d’acheter rapidement un logement plus spacieux…

Pour Dan Steinbock :

 « Comme les Indiens, qui ont réussi à sortir de la pauvreté, les investisseurs chinois savent d’où ils viennent et où ils ne souhaitent pas revenir. C’est pourquoi ils ont tendance à prendre plus de risques, à raison ou à tort, que le Joe moyen à New York City" 

Une culture financière bien présente 

Pourtant, sur le papier, il existe bien un minimum de culture financière dans la République Populaire de Chine.

Concernant un test global portant sur la littératie financière, les jeunes de Shanghai arrivent en 1ère position, loin devant les Américains, au neuvième rang.

Source du graphique : The Economist

C’est ce qui ressort d’une étude de l'OCDE dans le cadre du PISA (Program for International Student Assessment). Menée en 2012, cette évaluation a consisté en un test de 60 minutes, passé par 29.000 jeunes de 15 ans dans 18 pays.
  • les Chinois ont notamment montré une bonne capacité à épargner, notamment dans le but de réaliser un achat. 
  • il existe peut-être une corrélation en l’habilité à comprendre les mathématiques et la capacité à gérer ses finances. En effet, Shanghai figure aussi en tête sur le Pisa en mathématiques. 
 Reste à savoir :
  • si les élèves de cette ville très dynamique sont vraiment représentatifs de l’ensemble de l’Empire du Milieu. 
  • si les retraités qui jouent leurs économies ont le même niveau. 

Visa, un champion de l’éducation financière


De son côté, le groupe Visa a développé un programme de sensibilisation à la gestion financière et l’entrepreneuriat dans de nombreux pays, comme la Roumanie, la Bulgarie ou Israël.

Le groupe s’appuie le cas échéant sur des partenaires locaux, comme des ONG, telle Parent Zone au Royaume-Uni, voire des banques régionales, notamment en Turquie. Visa, qui ne communique pas sur son budget, est aussi actif en Chine.

Il ne s’agit pas bien sûr d’acquérir les rudiments de la Bouse, mais les bases de la finance personnelle.



La formation des élites

Pour sa part, Xiao Gang, ancien Président de Bank of China et actuellement Chairman of the China Securities Regulatory Commission, estimait en novembre 2012 que l'éducation financière qui a été délivrée aux dirigeants du Parti et du gouvernement à tous les niveaux a joué un rôle clé dans le maintien de la stabilité financière du pays.

Pour lui, la campagne d'éducation financière à grande échelle menée parmi les chefs de gouvernement avant la crise financière asiatique de 1997-98 et la crise des subprimes aurait contribué en partie à des réformes et réglementations financières décisives. L'industrie financière chinoise aurait ainsi mieux résisté aux chocs externes.

Si la politique de la Chine ne se fait pas à la corbeille, en suspendant les cotations, le pouvoir chinois prend des libertés, qui ne seraient pas possibles ailleurs dans un marché plus développé et mieux régulé.

Selon des estimations, le nombre de boursicoteurs (90 millions) aurait dépassé récemment celui de membres du Parti communiste (88 millions)…



Pour aller plus loin : 

Avril 2015 : L’immobilier, variable d’ajustement en Chine par le courtier en crédits immobiliers Carte Financement 
http://www.cartefinancement.com/actualites/actualit%C3%A9-cr%C3%A9dit/le-credit-immobilier-comme-variable-d-ajustement-en-chine

L’éducation financière est devenue un enjeu mondial 
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2014/01/leducation-financiere-est-devenue-un.html

Le calcul au boulier a été inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité le 4 décembre 2013, selon une résolution adoptée lors de la 8e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. 
http://www.chinatoday.com.cn/french/Convergence/article/2014-01/27/content_593895.htm 

Avril 2014 / FT /Emerging markets await equity culture
 http://www.ft.com/intl/cms/s/0/5fcab25a-cbae-11e3-8ccf-00144feabdc0.html#axzz3gEf8s1po


12/07/2015 The Economictimes Indiatimes

Double trouble: Fearing bubble in real estate, Chinese investors rushed to stocks, only to see the crash
 
Mars 2011 : Quand la philanthropie chinoise s’éveillera
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2011/03/quand-la-philanthropie-chinoise.html  

Fin

mercredi 1 juillet 2015

Les fondations gardent le cap en France

La Fondation de France vient de publier les résultats de sa 4ème enquête nationale sur le secteur des fonds et fondations. Réalisée tous les 4 ans, cette étude illustre le dynamisme de ce secteur, tant au niveau du nombre de fonds et fondations que de leur poids économique. 

Avec 7,4 milliards d’euros de dépenses annuelles pour financer des actions utiles et solidaires, le secteur philanthropique est devenu un acteur incontournable de l’intérêt général. 


Le nombre de fondations a doublé depuis 2001

Pour Francis Charhon, Directeur général de la Fondation de France, le développement très rapide du secteur est le fruit d’une incitation résolue des pouvoirs publics, qu’il salue pour leur vision et leur constance, mais aussi d’une prise en compte par les nouveaux mécènes de leur rôle dans la société.

La croissance des fondations a connu une accélération ces cinq dernières années. Entre 2009 et 2014 elles ont augmenté de 43%, portant à 2.229 le nombre actuel de fondations en France.

De plus 2.000 fonds de dotation, ont vu le jour depuis la création de ce statut en 2009.

Pour autant il convient de relativiser l’impact financier réel des fonds de dotation sur la philanthropie privée : beaucoup de fonds se sont créés sans dotation, parfois en vue de récolter des sommes promises, parfois dans le seul espoir d’en récolter.

Autre incidence de poids, plus de 37.000 emplois ont été créés dans les fondations depuis 2001, dont 12.000 depuis 2009.

L’action sociale : nouveau domaine privilégié des fondations 

On constate depuis 2009 une véritable poussée de l’action sociale, devenue le premier domaine d’intervention, mobilisant 29% des fondations et représentant 34,5 % des aides et subventions distribuées.

Par ailleurs, 38% des fondations interviennent à l’échelle territoriale (de la région au quartier), ce qui traduit une volonté d’agir là où sont les besoins.

Dans d’autres pays européens, comme en Suisse, les fondations se montent moins généreuses, soucieuses de gérer à long terme les fonds dont elles disposent.


De même, la progression depuis 4 ans des fondations distributives et du modèle de flux s’explique en partie par le contexte de crise et une volonté marquée des fondateurs de s’inscrire dans une action rapide et conséquente.

Des philanthropes de plus en plus jeunes

Pour rompre avec les préjugés, La Fondation de France aime à rappeler que la philanthropie est aussi l’affaire de personnes jeunes, parties prenantes de l’activité économique et du développement social du pays.
  • 87 % des fondateurs particuliers sont en activité professionnelle (83 % travaillent dans le secteur privé), 
  • un tiers d’entre eux ont moins de 55 ans.
Des chiffres à gogo : 

En 2014, on comptait 2.229 fondations et 1.842 fonds de dotation
 En 2013 :
  • 2.109 fondations et 1.568 fonds de dotation 
  • 21,9 milliards d’euros d’actifs détenus par les fondations 
  • 50 fondations ont plus de 100 millions d’euros d’actifs (il y en avait 10 en 2001) 
  • 600 à 700 millions d’euros d’actifs détenus par les fonds de dotation 
  • 7,4 milliards d’euros de dépenses annuelles effectuées par les fondations 
  • 1,5 milliard d’euros d’aides, subventions, bourses et prix attribués par an par les fondations 
  • 84.100 salariés dans les fondations 
  • 29% des fondations interviennent dans l’action sociale, et réalisent 34,5% du total des dépenses des fondations 
  • 18% des fondations sont présentes dans la santé et la recherche médicale ; elles réalisent 40 % du total des dépenses des fondations 

Pour aller plus loin :

Télécharger l’étude complète
http://www.fondationdefrance.org/Outils/Mediatheque/Etudes-de-l-Observatoire?id_theme=5028

Les fondations animées par des journalistes ont la cote sur Facebook
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2011/05/les-fondations-animees-par-des.html



Un éclairage un peu ancien sur la Fondation Peugeot
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2012/01/malgre-la-crise-la-fondation-psa.html 


Pour information, la Fondation Macif et la Fondation PSA Peugeot Citroën lancent l’appel à projets «Fragiles et mobiles».

44 % des plus de 75 ans déclarent une gêne pour se déplacer, 28 % d’entre eux habitant dans les territoires les moins denses affirment ne pas sortir de chez eux pendant 5 jours d’affilée tandis que 80% des personnes handicapées renoncent régulièrement à un déplacement…

Face à ces chiffres, la Fondation Macif et la Fondation PSA Peugeot-Citroën se mobilisent pour lancer l’appel à projets « Fragiles et mobiles ».

Objectif de cette démarche commune ? Faire émerger des réponses novatrices et structurantes aux difficultés que peuvent rencontrer les plus fragiles dans leurs désirs de mobilité.

Les projets sélectionnés seront soutenus par les deux fondations, à l’aide d’une dotation commune de 300.000 €. Chaque fondation pourra également apporter un accompagnement sur l’ingénierie des projets.



http://www.fragiles-et-mobiles.com



Avec ses 12.900 fondations d’utilité publique, dont le capital total est estimé à 70 milliards de francs, la Suisse bénéficie d’une culture des fondations extrêmement développée. La publication rédigée par Daniel Müller-Jentsch, directeur de recherches à Avenir Suisse, analyse le paysage philanthropique suisse et formule des propositions de réformes pour contribuer à son développement.

Néanmoins, certaines faiblesses persistent: le secteur des fondations helvétiques est très fragmenté, avec de nombreuses petites institutions, souvent inactives ou peu actives; il n’y a que peu d’informations disponibles sur le secteur dans son ensemble et l’activité de fondations; la structure des autorités cantonales de surveillance reste complexe.

Certains envisagent la mise en place d’incitations à la consolidation: afin de corriger la fragmentation du secteur, les fondations devraient beaucoup mieux coopérer; les obstacles réglementaires à des fusions devraient être abolis.

Une autre option serait que l’État impose un taux de distribution minimal – comme aux États-Unis, où les fondations d’utilité publique ont l’obligation de consacrer annuellement au minimum 5 % de leur capital à la réalisation de leur but statutaire. Une mesure qui empêche le maintien de fondations inactives. 

jeudi 27 novembre 2014

Les banques américaines savent qu'elles doivent éduquer leurs futurs usagers



On pourrait croire que les banques américaines n’ont commencé à s’intéresser à l’éducation financière de leurs clients qu’après la crise des subprimes. 


En expulsant des milliers d’Américains sans le sou de leurs maisons, acquises à crédit en dépit du bon sens, elles ont considérablement abimé leur image. En fait, il s’agit d’une préoccupation plus ancienne.



Apparu dès 1997, Teach Children to Save (TCTS) vise à réduire l’inculture financière de la population américaine. Ce programme, créé par l’American Bankers Association (AAA), a touché plus de six millions de jeunes grâce à l'engagement collectif de plus de 134.000 bénévoles issus de la banque.

Citigroup, qui capitalise 162 milliards de dollars, est engagé dans ce programme.

Pour Cece Stewart, President of U.S. Consumer and Commercial Banking chez Citi, les banques doivent permettre aux jeunes d’acquérir les bases financières, avant d’entrer dans la vie active.

" Teach Children to Save fait partie de notre engagement envers la finance responsable et le progrès des communautés que nous desservons. Tout le monde sait que l’éducation financière représente un apprentissage important, mais qu’elle n’est pas souvent transmise au sein de la cellule familiale. Le succès en ce domaine repose sur les effort conjoints des parents, des écoles et du secteur bancaire." 


Une ONG est aussi présente sur le terrain, mais elle s’adresse directement aux populations les plus pauvres. Crée en 1992, Hope a réussi à atteindre plus de 2 millions de personnes et à canaliser plus de 1,5 milliard de dollars vers des communautés pauvres.

 Hope s’appuie sur un nombre croissant de bénévoles, actuellement 20.000 HOPE Corps volunteers, présents dans plus de 300 villes américaines, mais aussi en Afrique du sud, au Maroc et aux Emirats arabes unis. De 2012 à 2013, son budget est passé de 10,8 à 15,2 millions de dollars.

 David Bell, Operation HOPE Youth Empowerment Director of Operations, estime lui aussi que les jeunes doivent être à l’aise avec les questions financières avant l’âge adulte.

 «Grâce à un programme de sensibilisation, nous pouvons motiver les élèves et leur inculquer des habitudes positives dès le plus jeune âge, en formant ainsi une communauté où les adultes seront financièrement avertis tout le long de leur vie." 

Les cours effectués par des volontaires portent sur la dignité, les bases des services bancaires, le pointage de ses comptes, le potentiel du crédit et un éclairage sur les investissements.

 

En outre, quelques suggestions sont données aux parents pour que leurs enfants adoptent les bons réflexes de manière intelligente.


  •  Montrer l'exemple aux enfants en payant les factures à temps, en ne faisant pas de dépenses outrancières ou impulsives, en économisant. 
  • Parlez ouvertement de l'argent avec vos enfants. Communiquez sur votre expérience avec l’argent. Encouragez-les à vous poser des questions, répondez même aux plus difficiles. 
  • Expliquer la différence entre les besoins et les désirs, la valeur de l'épargne et de la budgétisation et les erreurs à éviter. 
  • Ouvrez un compte d'épargne pour vos enfants et les accompagner pour effectuer leurs premiers dépôts. 
  • Informez vos amis et votre famille sur la stratégie d'épargne de votre enfant. Ils seront plus enclins à donner de l'argent pour des occasions spéciales. 
  • Engagez votre communauté. De nombreuses écoles, les banques et les organismes communautaires partagent les mêmes préoccupations. N’hésitez pas à échanger pour soutenir et informer les jeunes pour réussir. 
L’objectif de Hope, à travers son programme Banking on Our Future, est de permettre aux jeunes de prendre en main leur vie. Depuis sa création, Operation HOPE a sensibilisé 750.000 jeunes aux États-Unis et en Afrique du Sud.

Hope est le récipiendaire du Prix John Sherman du Département du Trésor des États-Unis et de l’Oprah's Angel Network’s Use Your Life Award.

 

Au final, outre une meilleure image, tous ces efforts peuvent se révéler très bénéfique pour l’économie et le système bancaire :

  •  Une réduction de l’exclusion bancaire, 
  • Moins de comptes courants en dépassement (gain de temps, instauration d'une relation de confiance), 
  • Plus de clients entrepreneurs, sachant utiliser à bon escient le levier de l’endettement, 
  •  Possibilité de vendre des produits plus complexes ou à plus long terme, 
  • Un personnel bancaire plus motivé et mieux valorisé, 
  • Un meilleur dialogue entre stakeholders.



 Pour aller plus loin : 

 Test : quel épargnant êtes vous
http://www.lafinancepourtous.com/quiz/epargnant/index.html

 Janvier 2014 : L’éducation financière est devenue un enjeu mondial 
http://ong-entreprise.blogspot.fr/2014/01/leducation-financiere-est-devenue-un.html

 Mai 2013 : Parents Agree Educating Kids about Finances Important, But Fail to Follow Through 
http://www.researchscape.com/finance/parenting-survey 




Avril 2013: Citi Celebrates Teach Children to Save Dayhttp://www.citigroup.com/citi/news/2013/130423c.htm 

France : Profil des 16-29 ans : Que veulent les jeunes clients des banques ? 
http://www.revue-banque.fr/banque-detail-assurance/article/profil-des-16-29-ans-que-veulent-les-jeunes-client

mercredi 11 juin 2014

L’économie collaborative progresse en France et ailleurs

En 2011, Time Magazine a cité la consommation collaborative comme une des 10 grandes idées en cours, qui allaient changer le monde (« Today's Smart Choice: Don't Own. Share » par Bryan Walsh).

Dans son édition sur les tendances 2013, Havas WorldWide avait mis l’accent sur le phénomène du « Co » et ses autres suffixes (Col, Com, Con), qui allaient révolutionner nos modes de consommation et bousculer les entreprises traditionnelles : collaboration, cohorte, community, commitment, connect, cohabitation, copreneurs, co-parenting, Co création, co-authoring, co-education, co-production, etc. 

18 mois plus tard, force est de constater que le « Co » s’insère dans nos modes de vie. Ainsi, l’économie collaborative modifie la structure de l’économie (préférence de la location à l’achat, des ménages à la fois producteurs et consommateurs) et commence à générer un chiffre d’affaires significatif.

Ce nouveau mode de partage permet aux particuliers de tirer profit de la capacité inutilisée de biens personnels tels que maisons, voitures ou équipements sportifs en les louant à d'autres consommateurs. A titre d’exemple, un véhicule de particulier est immobilisé en moyenne 90% du temps. En partageant sa voiture, son propriétaire adopte un comportement rationnel et rentabilise son investissement.

Cette nouvelle approche de la consommation, fondée sur la collaboration entre individus davantage que sur les échanges marchands, est souvent symbolisée par le site de location Airbnb, qui met en relation des loueurs de chambres et des clients.

Selon une étude Nielsen, 41% des consommateurs français sont prêts à partager ou à louer leurs biens personnels.

 L'enquête mondiale sur les Communautés de partage de Nielsen a porté sur plus de 30.000 personnes interrogées sur Internet et réparties sur 60 pays. Selon l’institut, le phénomène est plus répandu à l’étranger qu’en France: 54% en Europe, et même 68% dans le monde.

Les pays les plus en mûrs sont :

  • les pays du Sud de l’Europe,
  • les répondants d'Asie-Pacifique sont les plus réceptifs avec 78% de personnes prêtes à partager leurs possessions et 81% susceptibles de louer celles des autres. 
  • en Amérique Latine et au Moyen-Orient / Afrique, respectivement 70% et 68 % des sondés, sont disposés à partager leurs biens personnels tandis que 73 % et 71% sont prêts à louer les produits des autres. 
Pour Sébastien Monard, Directeur Marketing et Communication Nielsen France, la popularité de l'économie de partage est due à une combinaison de trois facteurs.

  1. une nouvelle vague d'entrepreneurs du web, 
  2. des internautes de plus en plus à l’aise pour partager leur vie en ligne, 
  3. et le besoin croissant de gagner ou d’économiser de l'argent en raison de l'environnement économique et financier. 
 L'économie de partage, pour qui, pour quoi ? 

 Pour les personnes qui souhaitent louer leurs biens personnels, les plus répandus sont :

  • les services / cours (19%), 
  • les outils électriques (15%), 
  • les voitures et vélos (11%). 
  • Une personne sur dix est prête à louer sa maison, ses articles ménagers ou même ses vêtements. 
Néanmoins, certains freins restent à lever. Selon Nielsen, les Français seraient plus enclins à céder leurs propres possessions qu’à louer celles des autres.

Le revenu ainsi gagné par les consommateurs devrait dépasser 3,5 milliards de dollars cette année, avec une croissance supérieure à 25% selon Forbes.

 

Avec pour conséquence une gronde croissante d’hôtels et sociétés de taxis dans de nombreuses villes contre les services issus de l'économie collaborative. Ils évoquent une concurrence déloyale.

Sébastien Monard conclut :

«Les consommateurs sont de plus en plus avertis sur la façon d’économiser, à un moment où Internet a facilité cette possibilité de louer plutôt que d’acheter certains produits. L'adoption des services de musique et de films en streaming tels que Spotify et Netflix en témoigne. L'économie de partage est l'évolution de cet état d'esprit : pourquoi acheter quelque chose que je ne vais utiliser qu’une poignée de fois alors que cette nouvelle méthode me permet d’économiser de l'argent et de l'espace de stockage ?».

 

 Dans une autre enquête réalisée en France par l’IFOP, les chiffres sont un peu différents.

Il ressort que si un quart des personnes interrogées ont déjà entendu parler d’économie collaborative, plus de sept Français sur dix en sont adeptes.

Sans surprise, compte tenu de la crise économique, les consommateurs y voient un moyen d’«acheter malin» dans un contexte économique difficile. Néanmoins, l’économie collaborative véhicule également l’image d’un système économique de proximité (72%) voire à visage humain (pour 68% des personnes interrogées)

.

 Rachel Botsman a popularisé le terme de “collaborative consumption” (consommation collaborative). Elle est l’auteur du livre «What’s Mine is Yours».



Pour aller plus loin : 

 Horizontalité des échanges, communautés et lien social ... Portée par les nouvelles technologies, une véritable révolution économique et sociale est en marche. C’est pourquoi la famille «A little» a souhaité mettre en place avec l’IFOP un Observatoire de l’Economie Collaborative. http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=publication&id=714

  L’économie collaborative : subversive, archaïque ou libérale ? Contrepoints ; Par Jean-Yves Naudet, économiste français qui enseigne à la faculté de droit de l'Université Aix-Marseille III, dont il a été vice-président. Il travaille principalement sur les sujets liés à l'éthique économique.

Un site en anglais :
http://www.collaborativeconsumption.com

Un blog en Français sur cette thématique :
  http://consocollaborative.com/

L’économie collaborative est-elle solidaire? Youphil. Elodie Vialle. Mai 2014

 Havas Worldwide Trends

  fin

samedi 18 janvier 2014

Survol de la mutation des ONG de l’Ordre de Malte à Finance Watch











Bonjour à toutes et à tous, ravi de reprendre la plume en ce début d'année.

En vous souhaitant une excellente année, riche en initiatives et porteuse de nouvelles idées.


Je vous laisse découvrir une présentation de l’évolution des ONG et de quelques mouvements sociaux depuis leurs prémices. 

Elle n’est bien sût pas exhaustive et ne prétend pas être un travail d’historien.

Tout commence en 1048, quand la communauté des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem soignait les malades et recueillait les indigents, jusqu’à aujourd’hui, avec la crise financière et la surveillance des ONG russes.

Pour Michel Doucin, la notion d’ONG est cousine de celle d’Organisation de la société civile. Une notion que la philosophie européenne a construite peu à peu depuis 300 ans.



De nombreux facteurs ont favorisé l’apparition des ONG, avec des caractéristiques souvent propres à chaque culture (situation politique, croyances, niveau de développement), jusqu’à leur internationalisation :

  • certains tournants de l’Histoire comme la décolonisation ou la fin de la Guerre froide, que je n’ai pas détaillés. 
  • l’horreur face à une situation jugée intolérable (esclavage, massacre de population civile, guerre, dégradation de l’environnement, famines). 
  • Avec souvent la révolte d’un seul homme, voire d’une femme, qui a brisé le silence et réveillé la conscience de ses contemporains. 
  • une capacité à s’emparer des moyens techniques les plus évolués de leur époque, comme actuellement une organisation australienne (Animal Liberation), dont le but est la défense des animaux, qui utilise un drone pour surveiller les fermiers et leurs activités. Mais, aussi encore grâce aux potentialités du numérique en matière de solidarité, y compris chez les entrepreneurs sociaux. 
  • un savoir-faire pour prendre la parole et occuper le terrain. Comme le montre ce plan d’un bateau négrier, symbole de la lutte abolitionniste

Du Moyen Age aux années 60
  • le rôle de l'Eglise
  • Les abolitionnistes : The Anti-Slavery Society 
  • Tremblement de terre de Caracas 
  • Le massacre de Chios 
  • Les organisations volontaires en Inde : Servants of India Society 
  • Le mouvement féministe : Hubertine Auclert 
  • L’horreur des guerres : Croix Rouge, guerre de Crimée, Florence Nightingale 
  • La Ligue des Droits de l’Homme 
  • Le Plan Marshall : Oxfam, Care 
  • Amnesty International ; Handicap International 
  • Le sans-frontiérisme
  • Le mouvement écologiste (WWF, Amis de la Terre, Greenpeace, Sea Shepherd) 

 


Période contemporaine jusqu’à la crise financière de 2007
  • Grande audience de certaines « ONG du Sud »: BRAC, Grameen Bank 
  • Brésil : MST, les « sans-terre » 
  • Afrique numérique : Projet Masiluleke, mPedigree 
  • Le commerce équitable 
  • Chine contemporaine 
  • Word Social Forum 
  • Philanthrocapitalism 
  • La crise financière (OCW, Finance Watch)
  • Les freins

 

Il faut lire les offres d’emploi du monde associatif pour se rendre compte de la diversité et de la technicité de leurs métiers.

 Le caractère Pro se décline notamment dans les domaines suivants :

  • le développement d’expertises (publication de rapports, etc.), 
  • la communication, la levée de fond et les techniques d’influence, 
  • la cartographie, 
  • la comptabilité, l’évaluation et le reporting, 
  • les partenariats avec les entreprises, 
  • la gouvernance, 
  • les codes de conduite et la lutte contre la corruption.